Depuis avril 2016, les camions de plus de 3,5 tonnes doivent s’acquitter d’une redevance kilométrique sur les routes belges. Cette taxe dépend du poids du véhicule, de sa norme Euro et de la région traversée. Avec l’annonce récente de nouvelles tarifications pour Bruxelles, la Wallonie et la Flandre, le coût du transport routier pourrait augmenter dans les prochains mois.
À Bruxelles, la redevance sera simplement indexée cette année, comme en 2025. Elle varie de 0,017 à 0,267 euro par kilomètre sur les autoroutes et de 0,024 à 0,390 euro sur les routes locales et régionales. La Wallonie, quant à elle, prévoit une augmentation moyenne de 5,7 % par rapport à janvier 2026. Ces informations ont été communiquées mardi par Viapass, l’organisme chargé de la coordination de la redevance kilométrique en Belgique.
En Wallonie, c’est la Sofico qui fixe les tarifs pour les autoroutes et les grands axes routiers. Les montants varient de 0,061 à 0,267 euro par kilomètre, hors TVA. Cette hausse vise à compenser l’inflation des coûts liés à l’entretien des infrastructures et à encourager une meilleure gestion des émissions de CO2 dans le secteur du transport.

La Flandre : introduction des classes d’émissions de CO2
La Flandre va introduire un nouveau paramètre dans la redevance : la classe d’émissions de CO2. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une directive européenne qui encourage les transporteurs à adopter des véhicules plus propres. Les classes vont de 1 à 5, où la classe 1 regroupe les camions les plus polluants et la classe 5 les véhicules zéro émission.
Les tarifs flamands s’échelonneront ainsi de 0,009 euro par kilomètre pour un camion léger sans émissions à 0,395 euro pour un véhicule lourd et très polluant de norme Euro 0. Cette approche vise à encourager les entreprises à moderniser leur flotte et à réduire l’impact environnemental du transport routier. Des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et le Danemark appliquent déjà un système similaire.
Objectifs et enjeux de la hausse de la redevance kilométrique
L’introduction des nouvelles classes d’émissions et l’indexation des tarifs à Bruxelles et en Wallonie ont plusieurs objectifs. Elles visent à garantir le financement des infrastructures routières tout en incitant les transporteurs à réduire leurs émissions polluantes. Ce mécanisme peut également influencer les décisions d’investissement des entreprises dans l’achat de véhicules moins énergivores.
Pour les transporteurs, ces augmentations représentent un coût supplémentaire mais offrent un signal clair vers une logistique plus durable. Les nouvelles mesures devraient entrer en vigueur progressivement dans les prochains mois, avec un suivi étroit par Viapass et les autorités régionales afin de s’assurer de la conformité et de l’efficacité du système.
Avec ces changements, le transport routier belge entre dans une nouvelle phase, plus respectueuse de l’environnement, tout en répondant aux besoins de financement des routes et autoroutes, qui connaissent une fréquentation croissante.








