La sécheresse et les épisodes de forte chaleur fragilisent les cultures de nombreux légumes en Belgique. Les producteurs signalent des récoltes plus difficiles et des volumes parfois inférieurs aux habitudes, avec des conséquences possibles sur l’approvisionnement des magasins.
Les salades, les choux-fleurs, les haricots ou encore certaines variétés de pommes de terre figurent parmi les cultures les plus touchées par les conditions météorologiques actuelles. Les producteurs doivent composer avec des sols secs, des températures élevées et un manque d’humidité. L’irrigation devient nécessaire pour préserver les cultures, mais les ressources disponibles ne permettent pas toujours de compenser l’absence de pluie.
« On ne sait pas tout arroser, toutes les cultures, tous les coins. On ne sait pas compenser à 100 % une bonne pluie », explique à RTL Amaury Vanhulle, maraîcher. Cette situation entraîne des conséquences sur la taille des légumes, leur qualité et les volumes récoltés.
Un approvisionnement plus irrégulier pour les magasins
Les acteurs de la distribution constatent déjà des changements dans l’arrivée des produits. Victoria Vanderlinden, responsable des magasins Agricovert, observe que les légumes arrivent davantage par vagues qu’avec un rythme habituel. « C’est beaucoup plus difficile d’avoir un approvisionnement régulier que d’habitude », explique-t-elle, précisant que certains producteurs privilégient également leurs propres circuits de vente.
Les enseignes doivent donc chercher davantage de fournisseurs afin de conserver une offre suffisante dans leurs rayons.
Des légumes avec des formats différents acceptés par les enseignes
Pour l’instant, les rayons des supermarchés restent approvisionnés. Les distributeurs adaptent néanmoins leurs critères pour continuer à proposer certains produits. Selon Delhaize, des légumes comme les salades, les choux-fleurs, les pommes de terre ou les haricots pourraient être concernés par des changements de calibre.
Karima Ghozzi, porte-parole de l’enseigne, explique que certains produits pourront être acceptés avec des tailles différentes de celles habituellement demandées. Par exemple, une salade iceberg avec un poids inférieur aux standards habituels pourra être commercialisée afin de limiter les pertes liées aux conditions de culture.
La sécheresse rend l’année 2026 difficile pour la filière maraîchère
Les professionnels du secteur redoutent une année compliquée pour les cultures légumières. Certains producteurs ont déjà dû faire des choix en privilégiant les plantes les plus sensibles au manque d’eau. D’autres récoltes, comme celles des courges, pourraient être moins importantes ou arriver plus tôt que prévu. Pour limiter les risques dans les prochains mois, les grandes surfaces envisagent de diversifier davantage leurs sources d’approvisionnement.
L’objectif est de réduire les tensions sur les volumes disponibles et de limiter les conséquences possibles sur les prix ou la disponibilité de certains légumes. L’évolution de la météo dans les prochaines semaines restera déterminante pour les récoltes de fin de saison.








