L’inflation en Belgique repart à la hausse après un léger ralentissement en juin. Selon les dernières données de Statbel, elle a atteint 3,56 % en juillet, relançant les inquiétudes sur l’évolution du coût de la vie dans les prochains mois.
Après avoir atteint 3,4 % en juin, l’inflation est remontée en juillet. Cette évolution signifie que les ménages continueront à faire face à une progression des prix supérieure à l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne. Dans les prochains mois, les dépenses courantes devraient rester plus élevées qu’un an auparavant. Un ménage qui consacrait 1 000 euros par mois à ses dépenses pourrait ainsi devoir prévoir environ 1 040 euros pour conserver un niveau de consommation similaire. Cette situation reflète une hausse générale des prix qui reste supérieure à un rythme considéré comme stable par les autorités monétaires.
Une inflation attendue encore élevée jusqu’à la fin de l’année
Les prévisions du Bureau fédéral du Plan indiquent que la hausse des prix devrait rester soutenue au cours des prochains mois. L’inflation est attendue à 3,35 % en août, puis pourrait atteindre 3,55 % en septembre, 3,79 % en octobre, 3,86 % en novembre et culminer à 4,03 % en décembre. Un ralentissement progressif est ensuite prévu à partir de février 2027. Une inflation proche de 2 % correspond à l’objectif de référence de la Banque centrale européenne, qui cherche à limiter une progression trop rapide des prix tout en évitant une baisse générale des prix.

Les produits alimentaires restent relativement stables
La hausse de l’inflation ne se traduit pas par une envolée générale des prix alimentaires. En juillet, les prix des produits alimentaires n’ont progressé que de 0,3 % sur un an. Cette évolution s’explique notamment par la concurrence entre les enseignes de distribution en Belgique, qui limite certaines hausses dans les rayons des supermarchés. Le panier alimentaire ne représente néanmoins qu’une partie des dépenses des ménages. Les coûts liés à l’énergie restent un facteur important dans l’évolution du budget quotidien.
L’évolution des prix de l’énergie sera l’un des éléments à surveiller dans les prochains mois. Une nouvelle aggravation des tensions au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, pourrait provoquer une hausse des cours de l’énergie et renforcer les pressions sur l’inflation. Les carburants, le tabac et l’alcool ne sont plus pris en compte dans l’indice utilisé pour certaines adaptations de revenus et de loyers. Une hausse des prix à la pompe pourrait donc peser davantage sur le budget des ménages. À plus long terme, une énergie plus chère pourrait aussi se répercuter sur les prix alimentaires, en raison des coûts liés à la production, au transport et à la distribution.
Le facteur météo pourrait aussi jouer un rôle
Les conditions climatiques seront également surveillées. Un hiver froid pourrait entraîner une hausse de la demande en énergie. Lorsque la consommation augmente fortement, les prix peuvent progresser sous l’effet d’une pression plus importante sur les ressources disponibles. L’évolution de l’inflation dépendra donc de plusieurs facteurs dans les prochains mois, notamment des marchés de l’énergie, de la situation internationale et des conditions météorologiques.








