La Belgique voit son déficit public s’aggraver en 2025, avec une prévision à 5,4 % du PIB selon la Commission européenne. Cette progression s’explique notamment par l’augmentation des dépenses liées au vieillissement de la population, à la défense et aux paiements d’intérêts.
Parallèlement, la dette publique poursuit sa montée, atteignant 107,1 % du PIB cette année. L’évolution économique et les perspectives de croissance modérées pèsent sur ces équilibres budgétaires et soulèvent des questions sur la gestion des finances publiques.
Un déficit public en nette progression
Selon la Commission européenne, le déficit public belge devrait s’établir à 5,4 % du PIB en 2025, après 4,5 % en 2024, rapporte Le Soir. Cette hausse traduit une augmentation des dépenses publiques, principalement liées aux coûts du vieillissement de la population, à la défense et aux paiements d’intérêts sur la dette. Ces facteurs creusent l’écart entre les recettes et les dépenses, malgré un contexte économique européen relativement dynamique au premier trimestre 2025.
La Commission note cependant un ralentissement attendu de la croissance, notamment en raison d’un affaiblissement des perspectives commerciales mondiales et de l’incertitude liée aux politiques commerciales internationales. La croissance économique belge devrait ainsi se situer à 0,8 % en 2025, contre 1 % l’an dernier, moins que la moyenne de l’Union européenne. Cette évolution modérée limite la progression des recettes fiscales et pèse sur les équilibres budgétaires. La prévision pour 2026 indique un déficit public en légère hausse à 5,5 % du PIB, témoignant de la difficulté à maîtriser les dépenses dans un contexte de pressions structurelles.
Une dette publique en progression constante et préoccupante
La dette publique belge suit la même trajectoire ascendante, atteignant 107,1 % du PIB en 2025 et s’élevant à 109,8 % en 2026. Cette hausse s’explique principalement par la nécessité de financer le déficit croissant, ainsi que par le poids des intérêts à rembourser, lui-même en hausse avec le niveau d’endettement.
La Belgique figure parmi les pays européens avec un endettement élevé, ce qui limite sa marge de manœuvre pour répondre à de futurs besoins économiques ou sociaux. La Commission souligne par ailleurs que la charge de la dette constitue une part importante des dépenses publiques, complexifiant la gestion budgétaire. Malgré une inflation en recul — attendue à 2,8 % en 2025 puis 1,8 % en 2026 — et un marché du travail robuste avec un taux de chômage prévu à 6,1 % en 2025 avant une baisse en 2026, ces facteurs ne compensent pas les pressions exercées sur les finances publiques. Le ralentissement de l’activité économique et l’incertitude commerciale mondiale contribuent à fragiliser davantage la situation financière de l’État.








