Le groupe belge de transport et de logistique Ziegler a déposé son aveu de faillite devant le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles. Cette décision concerne plusieurs entités du groupe et ouvre une période d’incertitude pour les travailleurs. Des curateurs doivent désormais être désignés afin d’examiner les possibilités de reprise des activités et de préserver un maximum d’emplois.
La faillite annoncée lundi concerne Ziegler SA, Intertrans, Dornach et Universal Express, quatre sociétés appartenant au groupe. L’information a été confirmée aux travailleurs lors d’un conseil d’entreprise organisé dans la matinée. À ce stade, aucune indication n’a été donnée sur le nombre exact d’emplois directement concernés par la procédure.
Le tribunal de l’entreprise doit désormais nommer un ou plusieurs curateurs chargés d’analyser la situation financière des sociétés concernées. Leur mission consistera notamment à rechercher d’éventuels repreneurs pour tout ou partie des activités. Aucun candidat n’a toutefois été officiellement identifié pour le moment. Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir du groupe et de ses salariés.
Un acteur historique du transport confronté à des difficultés financières
Fondé en 1908, Ziegler est l’un des noms historiques du secteur du transport et de la logistique en Belgique. Au fil des décennies, l’entreprise a développé un réseau international et emploie aujourd’hui plus de 3.200 personnes dans 16 pays. Malgré cette présence internationale, le groupe faisait face depuis plusieurs mois à des difficultés financières croissantes.
Parmi les facteurs avancés figure la forte hausse des coûts de fonctionnement, notamment liée à l’augmentation des prix du carburant. Comme l’ensemble du secteur du transport, l’entreprise a dû composer avec un contexte économique plus complexe et une pression accrue sur ses marges. Ces difficultés ont progressivement fragilisé la situation financière du groupe.
La filiale française avait déjà été liquidée
Les signaux d’alerte étaient apparus plusieurs mois avant l’annonce de cette faillite. En mars dernier, la filiale française du groupe avait été placée en liquidation judiciaire sans poursuite d’activité. Cette décision avait concerné environ 1.500 salariés et avait suscité de nombreuses interrogations sur l’avenir des autres entités du groupe.
Début mai, le syndicat CSC-Transcom avait également exprimé ses inquiétudes concernant une éventuelle vente des activités belges. La direction avait alors indiqué qu’il était prématuré de commenter les différentes hypothèses envisagées. La situation a finalement évolué vers une procédure de faillite quelques semaines plus tard.
Une priorité affichée : préserver l’emploi
L’ouverture de la procédure ne signifie pas automatiquement la disparition de toutes les activités du groupe. Les curateurs auront pour mission d’évaluer les possibilités de reprise afin de préserver une partie des opérations et des emplois. Cette étape constitue désormais l’enjeu principal pour les travailleurs concernés.
Du côté syndical, l’objectif affiché reste la sauvegarde du plus grand nombre possible de postes. Les représentants du personnel attendent désormais les premières décisions du tribunal ainsi que d’éventuelles marques d’intérêt de la part de repreneurs. L’avenir de cette entreprise centenaire dépendra largement de l’issue de ces démarches dans les semaines à venir.








