Inflation alimentaire : les hausses et baisses de prix qui ont marqué le panier belge en mai

Le panier de Testachats révèle une inflation alimentaire quasi stable en mai, confirmant un ralentissement du rythme de hausse des prix.

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Inflation alimentaire
Inflation alimentaire : les hausses et baisses de prix qui ont marqué le panier belge en mai. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Après plusieurs mois de hausse soutenue, l’inflation alimentaire montre enfin des signes de ralentissement. Les prix dans les supermarchés continuent de croître, mais beaucoup moins vite qu’auparavant.

Selon le panier « RTL info – Testachats », l’inflation alimentaire en mai 2026 s’établit à seulement 0,27 %. C’est la première fois depuis décembre qu’elle repasse sous la barre de 1 %. Cette tendance traduit un ralentissement important après plusieurs mois de hausses soutenues, même si certaines catégories de produits continuent d’enregistrer des augmentations notables. Le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, qui impacte les prix de l’énergie et des matières premières, ne permet pas encore une baisse généralisée des prix.

Les produits dont le prix continue de croître, et ceux qui baissent

Malgré la décélération globale, certains produits restent en tension. La viande occupe une place centrale avec des hausses importantes : l’agneau (+18 %), le bifteck (+8 %) et l’américain non préparé (+7 %). Le café continue également de progresser, que ce soit en dosettes (+11 %) ou moulu (+7 %). Côté fruits, les myrtilles (+10 %) et les citrons (+6 %) enregistrent également des augmentations. Ces hausses sont liées à des difficultés sur les filières et à l’évolution du coût des matières premières.

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Parallèlement, certains fruits et légumes voient leurs prix diminuer, contribuant à modérer l’impact global sur le panier des ménages. Les pommes de terre enregistrent -11 %, les carottes -10 %, les raisins sans pépin et la salade iceberg -6 %, tandis que les pommes granny baissent de 5 %. Ces mouvements montrent la complexité du marché alimentaire, où certaines catégories compensent partiellement la hausse d’autres produits.

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Perception des ménages et limites du ralentissement

Même si le ralentissement est encourageant, il ne se traduit pas encore par une baisse tangible pour tous les consommateurs. Les ménages continuent de faire face à des dépenses importantes liées à l’alimentation, au logement, à l’énergie, aux assurances et aux transports. Ces charges régulières pèsent sur le budget et expliquent pourquoi la décélération de l’inflation n’est pas toujours perçue directement.

Cette stabilisation de l’inflation alimentaire constitue un signal rassurant pour l’économie et le pouvoir d’achat. Toutefois, elle reste fragile. Les tensions internationales et les variations du prix des matières premières peuvent relancer la hausse des prix à tout moment. Les consommateurs doivent donc rester vigilants, même si le panier Testachats montre que la progression des prix est désormais plus contenue et moins rapide qu’au cours des mois précédents.

Le ralentissement de l’inflation est un signe encourageant, mais les ménages doivent continuer à surveiller leurs dépenses et envisager des solutions pour maintenir leur pouvoir d’achat.

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