Les taux d’intérêt à long terme augmentent, ce qui fait grimper le coût des crédits hypothécaires et à la consommation. Acheter, construire ou rénover une maison devient plus onéreux, et les matériaux contribuent également à cette hausse.
La remontée des taux à long terme impacte directement le coût de l’emprunt. Selon Koen De Leus, chief economist chez BNP Paribas Fortis, le contexte actuel des marchés financiers, marqué par une forte remontée des taux, conduit à des crédits plus coûteux. La prime de terme augmente depuis 2020 en raison de l’incertitude mondiale, liée à des facteurs géopolitiques et économiques tels que le protectionnisme, les conflits internationaux et la démondialisation.
À cela s’ajoutent les anticipations d’inflation, stimulées par des prix de l’énergie élevés et persistants. Ces éléments conduisent les banques centrales à privilégier une hausse des taux à court terme plutôt qu’une baisse, afin de contenir l’inflation.
Situation sur le marché obligataire belge
Mardi, le taux des obligations de l’État belge à 10 ans a atteint 3,75 %, son niveau le plus élevé depuis début 2012. Un léger mouvement de détente a fait redescendre ce taux à 3,71 % mercredi. Ces fluctuations influencent directement le coût des crédits proposés par les banques aux particuliers et aux entreprises.
Les banques belges ont répondu de manière variable face à cette hausse des taux. BNP Paribas Fortis indique à LaLibre que ses taux affichés avant négociation n’ont pas évolué. Belfius précise que ses tarifs sont ajustés quotidiennement en fonction des taux du marché, tandis que KBC souligne que la tarification est personnalisée selon les conditions en vigueur.
Pour se baser sur des repères, la grille de BNP Paribas Fortis indique un taux d’environ 5 % pour un prêt hypothécaire sur 20 ans, hors éventuelle ristourne pouvant atteindre 0,50 %. Cette hausse des taux rend les mensualités plus lourdes et augmente le coût total d’un emprunt immobilier.
Les matériaux suivent la même tendance que les taux
À la hausse du coût des crédits s’ajoutent les prix des matériaux, qui augmentent également. Un quart de l’aluminium est actuellement bloqué dans le détroit d’Ormuz, et la cuisson des briques est plus chère en raison de l’énergie onéreuse. Ces facteurs contribuent à rendre la construction et la rénovation de logements plus coûteuses, accentuant l’effet des taux plus élevés.
Perspectives pour les particuliers
Les ménages envisageant d’acheter, construire ou rénover doivent anticiper cette tendance et inclure dans leur budget une marge pour les coûts financiers et matériels. Suivre l’évolution des taux et comparer les offres bancaires reste essentiel pour limiter l’impact sur le budget global.








