Les trottinettes et vélos en libre-service vont disparaître temporairement des rues de Bruxelles. À la suite d’une décision du Conseil d’État, Bruxelles Mobilité demande aux opérateurs concernés de retirer leurs véhicules de l’espace public avant le 1er septembre.
La décision concerne tous les engins de micromobilité partagée, à l’exception des Villo, le système de vélos avec stations fixes. Les opérateurs Bolt, Dott et Voi devront retirer leurs flottes avant la rentrée. Actuellement, près de 8 000 vélos partagés et presque autant de trottinettes sont disponibles dans les rues bruxelloises. Cette disparition représente un changement important pour les utilisateurs qui ont recours à ces solutions pour leurs déplacements quotidiens.
Une décision liée à un recours devant le Conseil d’État
Bruxelles Mobilité justifie cette demande par une décision du Conseil d’État. Saisi par l’opérateur Lime, le Conseil d’État a annulé mercredi les décisions d’octroi des licences de cyclopartage actuellement en vigueur dans la capitale. Afin de respecter cet arrêt, l’administration bruxelloise a demandé aux opérateurs concernés de procéder au retrait de leurs véhicules avant le début du mois de septembre.
La situation pourrait encore évoluer. Bruxelles Mobilité a invité les différents acteurs du secteur à une réunion de concertation prévue à la mi-août. Cette rencontre doit permettre d’analyser les conséquences de la décision du Conseil d’État et d’échanger sur les prochaines étapes. Une solution avant le 1er septembre n’est pas exclue, même si aucune décision n’a encore été annoncée.
Le retour des trottinettes partagées semble néanmoins incertain. Le gouvernement bruxellois avait déjà prévu leur interdiction sur le territoire régional à partir du 1er janvier prochain.
L’avenir des vélos partagés reste incertain
La situation est différente pour les vélos en libre-service. Les autorités bruxelloises avaient jusqu’ici soutenu le développement du vélo partagé, considéré comme un complément aux transports publics et aux autres modes de déplacement. Le système Villo, basé sur des stations fixes, n’est pas concerné par cette décision et reste maintenu jusqu’en septembre 2028.
Pour les vélos en flotte libre, aucune décision définitive n’a encore été annoncée. Leur avenir dépendra notamment des discussions prévues avec les opérateurs et des éventuelles nouvelles règles qui pourraient être mises en place. La rentrée s’annonce donc marquée par un changement important dans les habitudes de déplacement à Bruxelles, alors que la place des solutions de mobilité partagée reste au centre des discussions.








