Frais bancaires en vacances : les pièges qui peuvent coûter cher aux Belges à l’étranger

Les frais bancaires peuvent vite alourdir le budget des Belges à l’étranger. Quelques réflexes simples évitent les mauvaises surprises.

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Frais bancaires
Frais bancaires en vacances : les pièges qui peuvent coûter cher aux Belges à l’étranger. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Les frais bancaires peuvent alourdir le budget des Belges qui voyagent hors de la zone euro. Paiements, retraits et conversions entraînent parfois des commissions peu visibles. Quelques vérifications avant le départ aident à limiter la facture.

Dans les pays qui utilisent l’euro, les paiements par carte sont généralement facturés comme en Belgique. La situation change lorsque l’achat est réglé en livre sterling, en dollar, en franc suisse ou dans une autre monnaie. La banque doit alors convertir le montant en euros. Selon la carte et la formule choisie, elle peut appliquer une commission de change. Le taux retenu varie aussi d’un établissement à l’autre.

Les retraits au distributeur peuvent coûter encore plus cher. La banque belge peut facturer l’opération, tandis que le gestionnaire du distributeur étranger ajoute parfois ses propres frais. Avant de valider un retrait, il faut donc lire attentivement le montant affiché à l’écran.

Comment réduire les frais bancaires lors d’un paiement

Lors d’un paiement ou d’un retrait, le terminal propose parfois de régler directement en euros. Cette option paraît rassurante, puisque le montant est immédiatement compréhensible. Elle repose pourtant sur une conversion réalisée par le commerçant ou par l’exploitant du distributeur. Le taux appliqué peut être moins favorable que celui de la banque belge.

Dans la plupart des cas, mieux vaut choisir la devise locale. Au Royaume-Uni, il faut par exemple payer en livres sterling. Aux États-Unis, il vaut mieux sélectionner les dollars. Ce choix évite la conversion commerciale appelée « conversion dynamique de devises », qui peut alourdir discrètement la facture.

Revolut attire plus d’un million de clients en Belgique

Les néobanques ont développé des formules destinées aux personnes qui voyagent régulièrement. Revolut compte désormais plus d’un million de clients en Belgique. Avec la formule Standard, les utilisateurs peuvent convertir jusqu’à 1 000 euros par mois sans commission supplémentaire en semaine. Au-delà de cette limite, des frais de 1 % sont appliqués.

Les conversions réalisées durant le week-end peuvent aussi entraîner une commission. Les clients doivent donc vérifier le jour de l’opération et le montant déjà converti durant le mois. Les retraits gratuits sont également plafonnés. Une fois la limite atteinte, des frais peuvent être ajoutés par Revolut, puis par le distributeur local.

CBC propose aussi un compte en devises

Les banques traditionnelles belges adaptent progressivement leurs services. CBC propose un compte en devises lié au compte à vue. Le client peut échanger jusqu’à 1 500 euros par mois sans commission de change. Une fois ce plafond dépassé, une surcharge de 1,1 % s’applique sur la partie supplémentaire. Cette formule peut intéresser les voyageurs qui souhaitent convertir une somme avant leur départ, puis payer directement dans la monnaie du pays visité.

Elle ne supprime pas forcément les frais réclamés par certains distributeurs étrangers. Ces coûts relèvent de l’exploitant local et non de la banque belge. Avant les vacances, les voyageurs belges ont intérêt à consulter la grille tarifaire de leur banque. Les commissions diffèrent selon la carte, la destination, le retrait et la monnaie utilisée. Une carte classique peut suffire pour un court séjour dans la zone euro. Pour un voyage plus long hors zone euro, un compte en devises ou une carte spécialisée peut devenir plus avantageux.

Il est aussi conseillé de disposer d’une seconde carte, conservée séparément. En cas de perte, de vol ou de blocage, cette précaution évite de se retrouver sans moyen de paiement. Le meilleur réflexe reste donc de vérifier les tarifs avant le départ, de payer dans la devise locale et de limiter les petits retraits répétés.

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