Les flexi-jobs rencontrent un succès grandissant en Belgique. Longtemps associés au secteur horeca, ces emplois complémentaires se sont largement développés ces dernières années. Grâce à l’élargissement du système en 2024, de nombreux secteurs recrutent désormais des travailleurs flexi-job. Mais tous les emplois ne se valent pas en matière de rémunération.
Le flexi-job attire de plus en plus de travailleurs belges à la recherche d’un revenu complémentaire. Le principe reste particulièrement attractif : le salaire perçu est presque entièrement net, car peu de cotisations et d’impôts sont appliqués. Pendant longtemps, ces emplois concernaient surtout les cafés, restaurants et hôtels. Les travailleurs effectuaient principalement des heures supplémentaires en soirée ou le week-end dans l’horeca.
Depuis 2024, le système a été étendu à de nombreux autres secteurs comme la logistique, les transports, la culture, le sport ou encore certaines fonctions de soutien dans les soins de santé.
Un salaire moyen d’environ 17,5 euros de l’heure
Le montant gagné dépend fortement du secteur d’activité et du type de fonction occupée. En moyenne, un travailleur flexi-job touche aujourd’hui environ 17,5 euros de l’heure, rapporte DHNet. Dans la plupart des cas, les travailleurs flexi-job bénéficient des mêmes barèmes salariaux que les autres salariés occupant une fonction équivalente.
La différence principale reste fiscale : le salaire brut correspond généralement presque entièrement au salaire net, ce qui rend le système particulièrement avantageux pour compléter ses revenus.
L’horeca reste parmi les secteurs les moins rémunérateurs
Fait étonnant, le secteur qui emploie le plus de travailleurs flexi-job reste aussi l’un des moins bien payés. Dans l’horeca, le salaire minimum pour un flexi-job tourne autour de 12,78 euros de l’heure, pécule de vacances compris. Malgré cette rémunération plus faible, le secteur continue d’attirer de nombreux travailleurs grâce à la flexibilité des horaires et au grand nombre d’offres disponibles.
Les salaires les plus élevés se retrouvent dans d’autres secteurs bien plus rémunérateurs. Le secteur du divertissement arrive en tête avec un salaire horaire minimum proche de 19,18 euros. Plusieurs branches de l’industrie alimentaire affichent également des rémunérations attractives. Dans les brasseries, les travailleurs flexi-job gagnent environ 18,29 euros de l’heure.
L’industrie laitière propose des salaires proches de 17,55 euros tandis que le secteur de la viande tourne autour de 17,18 euros. Les fonctions occupées influencent aussi fortement le salaire. Des postes comme chauffeur, magasinier ou assistant administratif rapportent généralement davantage que les emplois classiques de service en horeca.

Des primes qui peuvent faire grimper les revenus
Dans certains secteurs, des primes viennent encore augmenter le salaire horaire de base. Le travail de nuit, les prestations le dimanche ou les jours fériés permettent parfois de gagner plusieurs euros supplémentaires par heure. Ces majorations rendent certains flexi-jobs particulièrement intéressants financièrement, notamment pour les travailleurs cherchant un complément de revenu ponctuel.
Les retraités aussi très nombreux dans les flexi-jobs
Le système attire également de nombreux retraités en Belgique. Les personnes âgées de 65 ans peuvent exercer un flexi-job sans limite de revenus et sans taxation supplémentaire. Pour les retraités anticipés, un plafond annuel reste toutefois applicable. En cas de dépassement, une réduction de la pension peut être appliquée l’année suivante.
Avec des revenus largement nets et des secteurs de plus en plus variés, les flexi-jobs continuent donc de séduire un nombre croissant de Belges.








