À partir du 1er janvier 2027, tous les travailleurs belges devront enregistrer leurs heures de travail de manière fiable. Cette mesure, qui vise à mieux encadrer le temps de travail, inquiète certains mais séduit une majorité de salariés et d’employeurs.
Actuellement, seulement 54 % des employés belges enregistrent leurs heures, selon une étude réalisée par Protime, spécialiste de la gestion du temps. À partir du 1er janvier 2027, cette pratique deviendra obligatoire : tous les employeurs devront mettre en place un système « objectif et fiable » pour suivre le temps de travail. Les modalités exactes de cette législation doivent encore être précisées, mais l’objectif est clair : mieux encadrer les heures prestées, éviter les abus et protéger la santé et la vie privée des travailleurs.
Les avantages attendus pour les travailleurs
La majorité des travailleurs voit cette obligation d’un bon œil. Près de 48 % estiment que le suivi des heures supplémentaires sera désormais mieux pris en compte, tandis que 47 % pensent que cela leur donnera une meilleure visibilité sur leur temps de travail et leur disponibilité. La protection contre les journées trop longues est également citée par 43 % des salariés, tout comme l’amélioration de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Les jeunes travailleurs, particulièrement attentifs à la flexibilité, sont les plus convaincus : 53 % des moins de 35 ans pensent que le suivi des heures supplémentaires sera bénéfique, contre 45 % pour les 35-54 ans.
Les bénéfices pour les employeurs
Pour les entreprises, cette obligation représente surtout un outil stratégique. Près de 69 % des organisations estiment que l’enregistrement du temps permet de mieux visualiser la charge de travail des équipes. 63 % jugent que cela améliore la planification des ressources humaines et 54 % y voient un moyen de répartir le travail de manière équitable. « L’enregistrement du temps de travail permet de mieux objectiver ces données et d’organiser le travail sur une base plus factuelle », explique Florent Bovicelli, porte-parole de Protime, rapporte Sudinfo.
Parmi les entreprises qui utilisent déjà ce type de système, 68 % déclarent s’en servir dans leur fonctionnement quotidien, et plus de 70 % peuvent intervenir rapidement en cas de surcharge ou de sous-activité dans certaines équipes.
Des craintes persistantes
Malgré ces avantages, certaines inquiétudes subsistent. Trois salariés sur dix craignent une hausse de la charge administrative, un ressenti partagé par les employeurs : 30 % s’inquiètent d’un surplus de travail pour les services RH et 27 % estiment que les employés devront également accomplir davantage de démarches. La réussite de la mise en place de cette mesure dépendra donc de la simplicité et de l’efficacité des outils numériques choisis pour enregistrer le temps de travail.








