Plus de 5 100 travailleurs sont concernés par des annonces de licenciements collectifs en Belgique au premier semestre 2026. Le nombre de procédures annoncées progresse légèrement par rapport à l’année précédente, même si le volume total d’emplois menacés est en baisse.
Entre janvier et juin 2026, 63 unités techniques d’exploitation ont annoncé leur intention de procéder à des licenciements collectifs. Sur cette période, 5 115 emplois sont menacés. À titre de comparaison, 59 procédures avaient été annoncées au premier semestre 2025, pour un total de 5 290 travailleurs concernés. Le nombre d’annonces augmente donc légèrement, tandis que le nombre de postes concernés diminue de 175 emplois sur un an.
UPS, Nike et H&M parmi les dossiers les plus importants
Plusieurs grandes entreprises ont pesé dans le bilan du premier semestre. Chez UPS Belgium, sur le site de Machelen, 525 emplois sont menacés. Du côté de Nike à Laakdal, le nombre de suppressions envisagées a été revu à la hausse, passant de 411 à 736 postes. La fermeture du centre de distribution H&M Logistics à Mons concerne également un nombre important de travailleurs, avec 440 emplois concernés. Ces annonces expliquent une partie importante du volume total recensé durant les six premiers mois de l’année.
Le transport et l’industrie parmi les secteurs les plus touchés
Les secteurs industriels et logistiques concentrent une grande partie des suppressions annoncées. Le transport arrive en tête avec 1 853 emplois menacés. Il est suivi par la chimie et la pétrochimie, avec 924 postes concernés, puis par la transformation du métal, qui représente 820 emplois. Ces chiffres rapportés par 7sur7 reflètent les difficultés rencontrées par plusieurs activités confrontées à des réorganisations, à des changements de production ou à une évolution de leur modèle économique.
La Flandre concentre la majorité des emplois menacés
La répartition régionale montre une concentration des annonces en Flandre. La région flamande compte 3 372 travailleurs concernés par des procédures de licenciements collectifs. La Wallonie suit avec 1 528 emplois menacés, tandis que Bruxelles représente 215 postes. Par ailleurs, 54 unités techniques d’exploitation ont terminé leur procédure d’information et de consultation entre janvier et juin 2026.
Ces procédures constituent une étape obligatoire avant la mise en œuvre éventuelle de licenciements collectifs. Elles permettent aux représentants des travailleurs et aux employeurs d’échanger sur les conséquences sociales des restructurations.









