À partir du 1er juillet, les achats effectués sur des plateformes situées en dehors de l’Union européenne pourraient coûter plus cher pour les consommateurs européens. L’UE met en place une nouvelle taxe sur les petits colis importés, une mesure qui vise principalement les produits à bas prix venus de Chine et d’autres pays tiers.
Concrètement, une taxe de 3 euros par article sera appliquée à tous les envois provenant de l’extérieur de l’Union européenne dont la valeur est inférieure à 150 euros. Cette mesure concerne aussi bien les achats réalisés en Chine que sur des sites américains ou britanniques, le Royaume-Uni étant sorti de l’UE en 2020.
Selon la Commission européenne, plus de quatre milliards de petits colis ont été importés l’an dernier, une majorité provenant de plateformes asiatiques. L’objectif affiché est de mieux encadrer ces flux massifs, difficiles à contrôler individuellement aux frontières.
Une taxation par article et non par colis
Contrairement à ce que certains consommateurs pourraient penser, la taxe ne s’applique pas au colis dans son ensemble mais à chaque article contenu dans celui-ci. Un panier comprenant plusieurs produits sera donc taxé pour chacun d’eux séparément. Dans un exemple concret, un colis contenant un casque de vélo, un short et une gourde entraînera une taxation totale de 9 euros.
Cette première taxe ne sera pas la seule. Dès novembre, l’Union européenne prévoit également l’introduction de frais de traitement de 2 euros par article, destinés à couvrir les coûts administratifs liés au dédouanement. Au total, le surcoût pourrait donc atteindre 5 euros par article, un montant non négligeable pour les produits vendus à très bas prix sur certaines plateformes.
Un impact direct sur les prix pour les consommateurs
En théorie, cette taxe devra être payée par les plateformes ou les vendeurs. Dans la pratique, les experts estiment qu’elle sera très probablement répercutée sur les consommateurs finaux. Pour les ménages, cela signifie une hausse progressive du prix des produits commandés en ligne hors UE, même pour des articles peu coûteux. Selon les spécialistes du commerce, cette évolution pourrait aussi modifier les habitudes d’achat en ligne.
Pour la Commission européenne, l’objectif est aussi de rétablir une forme d’équité entre les plateformes étrangères et les commerçants européens. Les flux massifs de produits à très bas prix créeraient aujourd’hui une distorsion de concurrence au détriment des entreprises locales.
Des perturbations possibles au démarrage
Les experts anticipent également des difficultés techniques lors de la mise en place de la mesure. Des retards ou blocages temporaires de colis pourraient survenir le temps que les plateformes, transporteurs et autorités douanières adaptent leurs systèmes. Les consommateurs sont donc invités à la prudence, notamment pour les commandes passées juste avant l’entrée en vigueur du dispositif.
Un achat effectué fin juin pourrait ainsi être soumis aux nouvelles règles si la livraison intervient après le 1er juillet.








