Le premier trimestre 2026 marque un triste record en Belgique, avec 2.671 postes d’emploi menacés par des licenciements collectifs, soit une augmentation significative par rapport à l’année dernière. Cette tendance est alimentée par un nombre croissant d’entreprises qui annoncent des réductions massives de personnel, notamment dans des secteurs clés de l’économie.
Plusieurs entreprises de renom figurent parmi celles ayant annoncé des licenciements collectifs au cours des trois premiers mois de l’année. L’une des annonces les plus marquantes concerne H&M Logistics, la branche logistique du géant suédois de la mode, qui prévoit la fermeture de son centre de distribution à Mons, entraînant la suppression de 440 emplois. Nike, le fabricant américain d’équipements sportifs, n’est pas en reste, avec 411 postes menacés dans son centre de distribution de Laakdal, une autre décision lourdement impactant le secteur logistique.
Comme le rapporte le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, le secteur industriel n’est pas épargné non plus. Envalior, fabricant de fibre de verre à Anvers, prévoit de licencier 224 salariés, tandis que la chaîne de magasins d’électroménager Krëfel annonce la suppression de 180 postes. De même, ArcelorMittal à Gand et Steinzeug-Keramo à Hasselt, fabricants d’acier et de tuyaux en céramique, respectivement, prévoient de licencier 76 et 90 employés. Ces annonces illustrent la fragilité de certains secteurs industriels en Belgique, qui peinent à maintenir leur compétitivité face aux évolutions du marché.
La procédure légale et la loi Renault
Face à ces licenciements, le processus légal de consultation et d’information des salariés, encadré par la loi Renault, est mis en place. Cette loi stipule qu’avant de procéder à des licenciements collectifs, une procédure de concertation doit être engagée entre la direction de l’entreprise et les syndicats. Ce dialogue permet de limiter l’impact social des suppressions de postes et peut, dans certains cas, permettre de réduire le nombre d’emplois supprimés ou de trouver des alternatives.
Cependant, même si cette procédure peut atténuer certains effets négatifs, la réalité reste difficile pour les employés concernés, qui doivent faire face à une incertitude économique croissante.
Une situation préoccupante pour l’emploi en Belgique
Le début de l’année 2026 montre une hausse inquiétante des licenciements collectifs, atteignant un niveau inédit depuis cinq ans. Bien que le dialogue social puisse parfois limiter la portée de ces mesures, la perte de milliers d’emplois reste une réalité lourde pour de nombreux travailleurs. Face à ces difficultés, il devient impératif de soutenir les secteurs en crise et d’offrir des solutions pour faciliter la reconversion professionnelle des employés licenciés.
Le marché du travail belge se trouve à un tournant, et des actions concrètes doivent être mises en place pour faire face à ce défi.








