Le patrimoine des Belges grimpe en flèche, êtes-vous au-dessus ou en dessous de la moyenne ?

La progression du patrimoine des Belges en 2024 s’accompagne d’une concentration accrue des richesses, où l’immobilier reste un pilier central, tandis que la diversification des revenus favorise principalement les plus aisés.

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patrimoine médian des Belges
Patrimoine des Belges : +11 % en 2024, la classe moyenne tire son épingle du jeu : Crédit : L'Echo | Econostrum.info - Belgique

Le patrimoine médian des Belges a augmenté de 11 % en 2024, atteignant 277 231 euros, selon une étude récente menée par Keytrade Bank et l’Université de Gand. Cette croissance dépasse nettement l’inflation, qui s’est établie à 4,4 % sur la même période, ce qui indique un enrichissement réel des ménages. 

L’étude met également en lumière un élargissement des écarts de richesse, les grandes fortunes profitant davantage de cette évolution. Ce constat soulève des questions sur la répartition de la richesse et sur les mécanismes qui contribuent à cette concentration.

Un patrimoine immobilier toujours central avec une légère progression de la propriété

L’immobilier demeure la part la plus importante du patrimoine des Belges, avec 72 % des ménages propriétaires de leur logement, une proportion légèrement inférieure à celle de l’an dernier (74 %). La valeur médiane des biens immobiliers s’est appréciée à 300 000 euros, contre 292 600 euros en 2023. Cette hausse traduit une stabilité du marché, dans un contexte où le logement représente le poste de dépenses principal pour de nombreux ménages.

Les Belges consacrent une part importante de leurs ressources à l’immobilier, que ce soit pour l’achat, le remboursement de prêts hypothécaires ou l’entretien du logement. Le poids du logement dans les dépenses est particulièrement marqué, avec 28 % des ménages engagés dans des remboursements hypothécaires, et ce poste est le plus important pour 19 % d’entre eux. Cette dynamique illustre la centralité du logement dans la constitution et la gestion du patrimoine familial. Par ailleurs, les jeunes familles tendent à allouer une part plus importante de leur richesse à l’immobilier, tandis que les seniors orientent davantage leurs dépenses vers les soins de santé.

La diversification des revenus et des actifs creuse les inégalités patrimoniales

L’étude de Keytrade Bank souligne une forte concentration des richesses au sein des classes les plus aisées. Les 20 % les plus riches détiennent un patrimoine médian de 1 054 000 euros, soit un gain supérieur à 100 000 euros en un an, tandis que la classe moyenne s’est enrichie de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cette divergence s’explique en partie par la diversification des sources de revenus chez les plus riches. Ceux-ci tirent en effet leur richesse non seulement de leur travail, mais aussi d’investissements financiers, de revenus locatifs, d’héritages ou encore d’activités entrepreneuriales.

Les héritages et donations jouent un rôle majeur dans l’accumulation de patrimoine, touchant 37 % des ménages les plus riches contre seulement 17 % parmi les 20 % les plus pauvres. De plus, l’entrepreneuriat est plus fréquent dans la frange aisée de la population, avec 35 % des plus riches dépendant d’un travail indépendant. La performance favorable des marchés financiers en 2024 a également contribué à la progression des actifs des ménages les plus fortunés.

Sur le plan des dépenses, les ménages belges épargnent massivement, mettant en moyenne 26 % de leurs ressources sur des comptes d’épargne, principalement pour faire face aux imprévus, préparer leur retraite ou financer des voyages. Malgré cette épargne importante, 17 % des Belges déclarent ne pas être en mesure d’épargner, témoignant de disparités économiques persistantes.

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