Le Bureau fédéral du Plan a annoncé une mauvaise nouvelle pour de nombreux Belges : ils devront attendre encore plusieurs mois avant que leurs salaires ne soient ajustés à la hausse. Cette décision fait suite à une réévaluation des prévisions économiques pour 2025 et 2026.
Si la réforme fiscale du gouvernement De Wever promettait des changements importants, les dernières projections mettent en lumière des retards significatifs concernant l’indexation des salaires. Cette situation suscite des inquiétudes quant au pouvoir d’achat des citoyens belges, déjà touchés par une inflation élevée ces dernières années.
Un ajustement de salaire retardé
La dernière révision des prévisions par le Bureau fédéral du Plan révèle un retard dans l’indexation des salaires et allocations. Habituellement, le dépassement de l’indice pivot entraînait une augmentation automatique de 2 % des allocations sociales et des salaires dans la fonction publique. Cependant, en avril 2025, le gouvernement a décidé de repousser cette revalorisation de trois mois, rendant ainsi l’attente plus longue pour les Belges concernés, d’après Sudinfo. L’indexation des salaires et allocations se fera donc en mai 2026, une situation qui risque d’affecter le quotidien de nombreux citoyens.
Le dernier dépassement de l’indice pivot date de janvier 2025, et malgré une prévision de croissance de l’indice santé de 2,3 % en 2025, la hausse des salaires attendue ne se fera pas avant 2026. La décision de repousser l’ajustement est en grande partie due à la faible inflation projetée pour 2025. Alors que l’inflation était de 3,14 % en 2024 et de 4,06 % en 2023, elle devrait s’établir à 2,1 % en 2025 et redescendre à 1,3 % en 2026. Cette baisse de l’inflation est un des facteurs expliquant la réévaluation de la date de dépassement de l’indice pivot.
L’impact sur les Belges face à une inflation modérée
L’inflation reste un sujet préoccupant pour de nombreux Belges, qui ont dû faire face à des augmentations de prix importantes ces dernières années. Malgré la projection d’une inflation plus faible pour 2025, l’ajustement retardé des salaires risque de limiter le pouvoir d’achat des citoyens. Bien que la baisse de l’inflation à 2,1 % soit perçue comme une amélioration par rapport aux années précédentes, elle n’évite pas une situation d’attente prolongée pour les Belges qui espéraient une hausse plus rapide de leurs salaires.
Le gouvernement, à travers cette réforme fiscale, cherche à réajuster les salaires et allocations pour tenir compte du coût de la vie. Cependant, la mise en œuvre de ces ajustements prend un peu plus de temps que prévu, créant ainsi une incertitude supplémentaire pour les travailleurs. Cette décision intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une question clé pour de nombreux ménages belges.
Les prévisions économiques du Bureau du Plan montrent également que la croissance de l’indice santé, qui sert de base à l’ajustement des salaires, sera modérée dans les années à venir. Avec une augmentation de 2,3 % en 2025 et de 1,4 % en 2026, cette faible croissance contrastée avec celle des années précédentes (3,28 % en 2024 et 4,33 % en 2023) renforce l’idée que l’inflation, bien que plus basse, continue d’avoir un impact sur les ajustements salariaux.
Cette situation oblige les Belges à faire preuve de patience avant de voir une réelle amélioration de leur pouvoir d’achat. L’indexation retardée pourrait poser des difficultés à court terme, notamment pour les ménages dont les revenus sont déjà sous pression à cause des hausses de prix des dernières années.








