Trafic aérien en juillet : Roissy et Orly toujours affectés par le conflit au Moyen-Orient

Le trafic aérien à Roissy et Orly recule en juillet, toujours pénalisé par les tensions au Moyen-Orient et la hausse du coût des carburants.

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Trafic aérien
Trafic aérien en juillet : Roissy et Orly toujours affectés par le conflit au Moyen-Orient- Crédit : AFP | Econostrum.info

Le trafic aérien reste sous pression à Paris. En juillet 2026, les deux principaux aéroports franciliens, Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, ont accueilli 10,1 millions de passagers, soit une baisse de 1 % sur un an. Le recul intervient alors que les compagnies aériennes continuent d’adapter leurs programmes de vols face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient et à la hausse des prix des carburants. Le Groupe ADP, gestionnaire de Paris Aéroport, a publié ces données lundi 17 août.

À l’échelle de l’ensemble du groupe, la situation est légèrement différente. Les aéroports exploités par Groupe ADP ont enregistré 36,6 millions de passagers en juillet 2026, soit une progression de 0,3 % par rapport à juillet 2025. La dynamique internationale du groupe compense donc, en partie, la faiblesse du trafic parisien. À Paris, le résultat doit toutefois être interprété avec une précaution : juillet 2025 avait été marqué par les grèves des 3 et 4 juillet, qui avaient réduit le trafic. Groupe ADP estime qu’en neutralisant cet effet de base, le trafic parisien aurait reculé de 2,2 % sur un an.

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Les vols vers le Moyen-Orient restent particulièrement affectés

Le conflit au Moyen-Orient pèse directement sur les liaisons aériennes. Les compagnies ont réduit ou suspendu certaines rotations vers les pays concernés, tandis que la hausse du prix du carburant renchérit les coûts d’exploitation. Le phénomène avait déjà été visible au premier semestre : Paris Aéroport avait accueilli 51,6 millions de passagers entre janvier et juin, soit une hausse limitée à 0,5 % sur un an. Sur le seul mois de juin, le trafic avait chuté de 3,2 %, à 9,4 millions de passagers.

Les données du premier semestre montrent surtout l’ampleur du choc sur les liaisons avec le Moyen-Orient. Elles représentaient 4,3 % du trafic de Paris Aéroport et leur fréquentation avait diminué de 16,3 % sur un an. L’Amérique du Nord reculait également de 0,6 %, tandis que le trafic avec l’Asie-Pacifique progressait de 5,3 %. Le trafic avec l’Afrique augmentait de 2,4 % et celui avec l’Europe de 1,2 %.

Pour les voyageurs, ces évolutions peuvent se traduire par des changements de programme, des fréquences réduites ou des itinéraires modifiés sur certaines destinations internationales. La situation reste particulièrement dépendante de l’évolution du conflit et de ses conséquences sur les coûts du transport aérien.

Une prévision de croissance fortement revue pour 2026

Cette dégradation a conduit Groupe ADP à revoir nettement ses prévisions. En juillet, le gestionnaire a ramené son hypothèse de croissance annuelle du trafic à Paris autour de 0,5 % en 2026, alors qu’il anticipait auparavant une progression comprise entre 1,5 % et 2,5 %. Le groupe précise que le conflit au Moyen-Orient s’est prolongé au-delà de ce qui avait initialement été anticipé et que les dernières tendances rendent l’environnement du transport aérien plus incertain.

La comparaison avec 2025 reste néanmoins favorable sur les six premiers mois : Paris Aéroport avait accueilli 51,6 millions de passagers, contre 51,3 millions un an auparavant. À l’intérieur de cet ensemble, Paris-CDG enregistrait une baisse de 0,2 % sur le semestre, à 34,5 millions de passagers, tandis que Paris-Orly progressait de 2 %, à 17,1 millions.

Le trafic parisien n’est donc pas en effondrement, mais sa croissance est nettement freinée. Les chiffres de juillet confirment que les perturbations liées au Moyen-Orient et au coût du carburant continuent de peser sur les programmes des compagnies, alors que le Groupe ADP avait encore prévu au début de l’année une progression bien plus soutenue de l’activité.

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