Voitures électriques : le grand changement fiscal qui se prépare pourrait vous concerner

Les voitures électriques pourraient voir leur fiscalité évoluer.

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Image montrant deux voitures électriques
Voiture électrique : pourquoi votre facture pourrait évoluer dans les prochaines années - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le développement rapide des voitures électrique soblige l’État à réfléchir à l’avenir de la fiscalité automobile. À mesure que les véhicules thermiques disparaissent, les recettes tirées des carburants diminuent. Plusieurs pistes sont donc évoquées pour financer les routes et compenser ce manque à gagner, notamment une tarification liée à l’usage de la route. En parallèle, une proposition récente suggère de réduire la TVA sur les voitures électriques à 5,5 %, rapporte Les Echos

Le problème vient principalement de la fiscalité des carburants. En 2025, les recettes nettes de l’ex-TICPE perçues par l’État étaient estimées à 16,5 milliards d’euros. Le produit total de cette taxe est toutefois réparti entre plusieurs bénéficiaires, notamment les collectivités territoriales et les infrastructures de transport. En 2026, les recettes nettes revenant à l’État sont attendues en baisse de 1,2 milliard d’euros par rapport à 2025, rappelle Les Echos.  

L’électrification accélère mécaniquement cette évolution. Une voiture électrique ne consomme plus d’essence ou de gazole et ne supporte donc pas l’accise sur les carburants. L’électricité reste pourtant taxée : depuis août 2026, l’accise applicable aux ménages s’élève à 24,69 euros par mégawattheure, soit environ 2,47 centimes par kilowattheure, avant TVA.

Voitures électriques : le grand changement fiscal qui se prépare pourrait vous concernerPin

Le phénomène devient d’autant plus visible que les ventes de voitures électriques progressent rapidement. En août 2026, elles ont représenté 38 % des voitures neuves vendues en France, avec plus de 42 000 véhicules immatriculés sur le mois.

Cette transformation pose donc une question très concrète : comment continuer à financer l’entretien du réseau routier lorsque les automobilistes versent de moins en moins de taxes à travers leur carburant ? Une tarification davantage liée à l’usage de la route fait partie des solutions étudiées. La conférence Ambition France Transports a notamment évoqué une tarification indexée sur les kilomètres parcourus, le lieu, la période ou encore le niveau de congestion. Ce n’est cependant pas une taxe au kilomètre actuellement appliquée aux voitures électriques des particuliers.

Une TVA à 5,5 % pourrait faire baisser le prix des voitures électriques

Une autre proposition pourrait, à l’inverse, réduire la facture des automobilistes. Un rapport publié en septembre 2026 par la Fondation Jean-Jaurès et Strategic Perspectives propose d’appliquer une TVA de 5,5 % aux véhicules électriques, mais aussi aux bornes de recharge et aux batteries domestiques. Aujourd’hui, le taux normal de TVA est de 20 %.

L’économie potentielle serait loin d’être négligeable sur une voiture chère. Pour un modèle affiché à 35 000 euros TTC avec une TVA à 20 %, le passage à 5,5 % représenterait environ 4 229 euros de moins, si la baisse était intégralement répercutée dans le prix final.

Attention toutefois à une confusion importante : la TVA à 5,5 % sur les bornes de recharge installées chez les particuliers existe déjà. Elle ne constitue donc pas une nouvelle mesure annoncée en 2026. En revanche, le crédit d’impôt qui permettait de couvrir 75 % des dépenses, dans la limite de 500 euros par système de charge pilotable, a pris fin au 31 décembre 2025.

 

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