Pour être chauffeur VTC en France, il faut désormais passer un examen

Pour être chauffeur VTC, les candidats doivent passer et réussir un examen d’accès à la profession

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Voitures neuves - VTC
Voitures neuves : une évolution majeure va toucher les automobilistes français à partir du 7 juillet - Crédit : Canva Pro | Econostrum.info

L’accès au métier de chauffeur VTC change en France. Un décret publié au Journal officiel supprime la possibilité d’obtenir la carte professionnelle par simple équivalence liée à l’expérience dans le transport de personnes.

Désormais, les candidats devront passer et réussir l’examen d’accès à la profession, une règle qui concerne aussi les conducteurs de moto-taxis.

La fin de l’accès au métier par équivalence

Jusqu’ici, deux voies permettaient d’obtenir une carte professionnelle de chauffeur VTC. La première consistait à réussir l’examen dédié. La seconde reposait sur une équivalence accordée aux personnes pouvant justifier d’au moins un an d’expérience professionnelle comme conducteur de transport de personnes au cours des dix années précédentes.

Cette seconde possibilité disparaît. Les dispositions qui autorisaient l’équivalence ont été abrogées le 5 août 2026, selon le gouvernement.

Pour les nouveaux candidats, le passage par l’examen devient donc la règle. Celui-ci est organisé chaque mois par le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat.

Le ministère des Transports justifie cette évolution dans la fonction de chauffeur VTC par la volonté de « garantir un niveau homogène de qualification entre tous les conducteurs ».

Des fraudes et des connaissances jugées insuffisantes

La suppression de l’équivalence ne repose pas uniquement sur une volonté d’uniformiser l’accès au métier. Les pouvoirs publics estiment que cette voie correspond de moins en moins aux réalités du secteur.

À l’origine, elle devait notamment faciliter la reconversion des chauffeurs dits LOTI, issus du transport collectif à la demande. Selon le gouvernement, son utilisation a progressivement reculé par rapport à l’examen et ne répond plus à sa fonction initiale.

Les autorités disent aussi avoir observé chez certains chauffeurs ayant obtenu leur carte par équivalence une connaissance moins solide de la réglementation propre à l’activité de VTC.

Le gouvernement évoque également « un nombre important de tentatives de fraude ces dernières années ». Le nouvel encadrement doit ainsi renforcer la vérification des compétences et des connaissances avant l’entrée dans la profession.

Les moto-taxis sont eux aussi concernés

La réforme dépasse le seul secteur des voitures avec chauffeur. Elle s’applique également aux conducteurs de VMDTR, les véhicules motorisés à deux ou trois roues utilisés pour le transport particulier de personnes, autrement dit les moto-taxis.

Toute personne souhaitant devenir conducteur de VTC ou de VMDTR devra désormais réussir l’examen correspondant.

Pour l’État, cette évolution s’inscrit dans une politique de professionnalisation du secteur du transport public particulier de personnes, souvent désigné par le sigle T3P. L’objectif affiché est aussi de favoriser un meilleur respect des règles qui encadrent ces activités.

Une exception pour certains chauffeurs européens

La disparition de l’équivalence ne ferme pas toutes les possibilités de reconnaissance des qualifications professionnelles.

Les chauffeurs exerçant déjà dans un autre pays de l’Union européenne pourront continuer à demander la reconnaissance de leur qualification afin de travailler en France. Cette procédure repose sur les règles européennes de mobilité professionnelle et reste distincte de l’ancienne équivalence accordée selon l’expérience acquise dans le transport de personnes.

Pour les candidats qui commencent leur parcours en France, le message est en revanche clair : l’expérience professionnelle antérieure ne suffira plus. Pour obtenir la carte VTC, il faudra désormais passer par l’examen d’accès à la profession.

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