À partir du 1er septembre, une nouvelle aide doit soutenir l’acquisition ou la location de certains véhicules électriques d’occasion. Le dispositif repose sur les certificats d’économies d’énergie (CEE) et vise notamment les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne. Les montants annoncés vont d’environ 337 euros à plus de 2 000 euros, avec un montant pouvant atteindre 2 360 euros dans certaines situations.
Cette mesure s’inscrit dans le plan d’électrification des usages présenté par le gouvernement. Elle intervient alors que le marché de l’occasion représente un enjeu important pour rendre la voiture électrique plus accessible. D’après une analyse du Sénat publiée en 2026, le prix d’une voiture électrique d’occasion est en moyenne 22 % inférieur à celui d’un modèle électrique neuf.
Le dispositif doit entrer en vigueur pour les opérations réalisées à compter du 1er septembre 2026 et s’appliquer pendant quatre ans. Il ne s’agit pas d’un retour du bonus écologique : cette aide relève du mécanisme des CEE, dans lequel les fournisseurs d’énergie financent des opérations permettant de réaliser des économies d’énergie.
Quels véhicules électriques et quels montants pour bénéficier de l’aide ?
Le véhicule concerné doit être 100 % électrique. Il doit avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et être acheté ou loué auprès d’un professionnel de l’automobile.
Une condition concerne également la batterie. Celle-ci doit conserver au moins 80 % de sa capacité, ou présenter un niveau de performance équivalent selon les modalités prévues par le dispositif. Le bénéficiaire devra par ailleurs conserver le véhicule pendant au moins trois ans.
Pour les particuliers, le montant de référence annoncé est d’environ 337 euros. En revanche, les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne peuvent bénéficier de coefficients multiplicateurs. Pour ces publics, la prime peut ainsi atteindre 2 000 à 2 360 euros, à condition notamment d’acquérir un véhicule dont la valeur est inférieure à 25 000 euros.
Ces montants ne doivent toutefois pas être confondus avec une remise automatique versée par l’État à chaque acheteur. Le montant effectivement proposé dépend des conditions du dispositif CEE et de l’opérateur qui verse la prime.
Jusqu’à présent, les dispositifs nationaux ont surtout favorisé les véhicules électriques neufs. Le bonus écologique a été supprimé pour les véhicules d’occasion et la prime CEE « Coup de pouce véhicules particuliers électriques » concerne les véhicules neufs. Cette nouvelle mesure constitue donc un changement important pour le marché de seconde main.

Une aide supplémentaire pour les taxis
Le gouvernement prévoit également un dispositif spécifique pour les taxis. Une aide d’environ 3 500 euros est annoncée pour l’acquisition ou la location d’un véhicule électrique, avec un montant pouvant atteindre 5 500 euros lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe.
Cette aide doit concerner les commandes effectuées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026. Elle vient s’ajouter aux mesures destinées à accélérer l’électrification des véhicules professionnels.
Les annonces concernant les véhicules électriques interviennent dans un contexte où plusieurs dispositifs coexistent désormais. Pour les véhicules neufs, la prime « Coup de pouce véhicules particuliers électriques » peut actuellement atteindre 5 700 euros selon les revenus, avec des bonifications pouvant porter certains montants plus haut dans des configurations spécifiques.
Pour un particulier intéressé par une électrique d’occasion, la nouvelle aide à partir de septembre peut donc réduire le prix d’achat, mais les conditions précises doivent être vérifiées avant de signer. Le professionnel doit notamment pouvoir confirmer l’éligibilité du véhicule, sa date de première immatriculation, son prix, l’état de sa batterie et les modalités de versement de la prime








