Les propriétaires immobiliers français vont bientôt recevoir leur avis de taxe foncière pour 2026. Comme chaque année, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) doit transmettre ce document aux contribuables concernés. La facture devrait une nouvelle fois progresser, en raison notamment de la revalorisation automatique des valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul de cet impôt local.
Environ 33 millions de propriétaires sont concernés par cette échéance. Toute personne qui détenait un bien immobilier au 1er janvier 2026 devra s’acquitter de la taxe foncière, qu’il s’agisse d’une maison, d’un appartement ou d’un local professionnel.
Une hausse minimale de 0,8 % en 2026
L’évolution de la taxe foncière est d’abord liée à la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales. Ces montants théoriques, utilisés par l’administration fiscale pour calculer l’impôt, sont automatiquement ajustés en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) constatée par l’Insee au mois de novembre de l’année précédente.
Après une forte progression de 7,1 % en 2023, la hausse avait atteint 3,9 % en 2024, puis 1,7 % en 2025. Pour 2026, l’augmentation automatique devrait être plus limitée avec une revalorisation de 0,8 %, correspondant à l’inflation enregistrée en novembre 2025.

Cette hausse constitue toutefois uniquement un minimum. Les collectivités locales conservent la possibilité de modifier leurs propres taux de taxe foncière afin d’augmenter leurs recettes. Les décisions prises par les communes peuvent donc entraîner des augmentations supérieures à la seule revalorisation nationale.
Selon les données de la DGFiP, le montant moyen de taxe foncière payé par les propriétaires s’élevait à 1 117 euros par propriété en 2025. Avec la hausse automatique de 0,8 %, la facture moyenne pourrait donc atteindre environ 1 125 euros en 2026. Toutefois, ce montant reste une moyenne nationale. Certains propriétaires pourraient payer beaucoup plus selon leur commune de résidence.
Les écarts entre territoires peuvent en effet être importants, car les taux votés par les municipalités ne sont pas identiques partout. Une commune confrontée à des besoins budgétaires importants peut décider d’augmenter davantage son taux, ce qui se répercute directement sur la facture des propriétaires.
La taxe foncière devrait encore augmenter en 2027
Les propriétaires pourraient également faire face à une nouvelle augmentation en 2027. Le contexte inflationniste et l’évolution des prix pourraient entraîner une nouvelle revalorisation des bases cadastrales si l’inflation reste élevée.
Une autre modification fiscale pourrait aussi concerner 7,4 millions de foyers déclarant actuellement ne pas disposer de certains équipements considérés comme des « éléments de confort » dans leur logement. Cette catégorie concerne notamment l’eau courante, l’électricité, une salle de bain, des toilettes ou encore un système de chauffage.
Jusqu’à présent, l’absence déclarée de ces équipements pouvait réduire la valeur locative cadastrale d’un logement et donc diminuer légèrement le montant de taxe foncière. Le ministère de l’Économie prévoit désormais de considérer ces équipements comme présents par défaut dans les logements, ce qui modifierait la base de calcul de l’impôt pour les propriétaires concernés.
Selon les estimations avancées par Bercy, cette réforme pourrait entraîner une hausse moyenne supplémentaire d’environ 63 euros de taxe foncière pour les foyers concernés. Entre la revalorisation annuelle, les décisions des communes et cette possible réforme des valeurs locatives, les propriétaires devront donc surveiller attentivement leur avis d’imposition dans les prochaines années.








