Les ménages bénéficiant du tarif social pour le gaz et l’électricité devront faire face à une hausse de leur facture à partir du 1er juillet 2026. La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) a annoncé une augmentation moyenne de 15 % pour le troisième trimestre, une évolution directement liée à la hausse récente des prix du gaz sur les marchés internationaux.
Selon la Creg, cette évolution s’explique par la progression des cotations gazières entre février et mai 2026. Durant cette période, les prix de gros ont connu une tendance haussière, ce qui influence mécaniquement le calcul des tarifs sociaux appliqués aux consommateurs protégés. Sans mécanisme de limitation, la hausse aurait été encore plus importante.
La Creg estime en effet que les tarifs auraient augmenté d’environ 33 % sur le trimestre. Le système de plafonnement permet donc d’amortir partiellement la hausse pour les ménages les plus fragilisés.
Un tarif social du gaz en hausse
Pour la période comprise entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026, le tarif social du gaz est fixé à un maximum de 5,458 centimes d’euro par kilowattheure, TVA comprise. Ce tarif s’applique à l’ensemble des bénéficiaires du régime social en Belgique. Cette révision intervient dans un contexte de marché encore instable, marqué par des variations régulières des prix de l’énergie en fonction de la demande et des conditions d’approvisionnement.
L’électricité également concernée par des ajustements
Les tarifs sociaux de l’électricité évoluent eux aussi, mais dans une moindre mesure. La Creg annonce une hausse moyenne de 1,4 % pour le même trimestre. Les tarifs monohoraires ainsi que les tarifs bihoraires jour augmentent d’environ 5 %, en raison de la hausse des prix de gros observée sur la même période de référence. En revanche, les tarifs bihoraires de nuit et exclusifs de nuit reculent d’environ 2 %, après avoir été fixés plus haut au trimestre précédent.
Un mécanisme d’ajustement trimestriel
Les tarifs sociaux de l’énergie sont révisés chaque trimestre en fonction de l’évolution des marchés. Ils sont ensuite publiés officiellement par la Creg et au Moniteur belge. Ce système vise à garantir un équilibre entre la protection des ménages les plus vulnérables et l’adaptation aux réalités économiques du marché de l’énergie. Si ce mécanisme permet d’éviter des hausses trop brutales, il reste toutefois directement exposé aux fluctuations des prix du gaz et de l’électricité.








