Les automobilistes belges bénéficient d’un léger répit ce vendredi 26 juin 2026. Le SPF Économie annonce une baisse des prix maximums de plusieurs carburants, principalement sur l’essence, dans un contexte de fluctuations régulières des marchés pétroliers. Ces ajustements, bien que modestes, traduisent une évolution contrastée des prix à la pompe.
Dans le détail, le prix du 95 RON E5 recule de 1,8 centime pour atteindre 1,826 euro le litre. Le 95 RON E10 suit la même tendance avec une baisse de 1,3 centime, s’établissant à 1,806 euro le litre. Les carburants haut de gamme affichent des variations encore plus limitées. Le 98 RON E5 baisse de 0,3 centime pour atteindre 1,887 euro le litre, tandis que le 98 RON E10 recule de 0,2 centime, à 1,885 euro le litre.
Même si ces baisses restent faibles à l’échelle d’un plein, elles confirment une tendance légèrement baissière sur le segment de l’essence après plusieurs semaines de variations irrégulières.

Le diesel et les usages professionnels en légère hausse
À l’inverse, les carburants liés au chauffage et aux activités professionnelles connaissent une évolution opposée. Le gasoil de chauffage augmente légèrement, avec une hausse d’environ 0,16 centime par litre, que ce soit pour les livraisons inférieures ou supérieures à 2 000 litres. Le diesel destiné à l’agriculture suit la même tendance, avec une hausse similaire selon les volumes.
Les carburants utilisés dans l’industrie et le commerce enregistrent également de légères augmentations, de l’ordre de 0,16 à 0,17 centime par litre. Le pétrole lampant, utilisé notamment pour le chauffage d’appoint dans certaines installations, connaît la hausse la plus marquée de la journée, avec une progression d’environ 1,5 centime par litre selon les quantités achetées.
Des évolutions différentes des carburants selon les usages
Ces mouvements contrastés illustrent une nouvelle fois la complexité du marché des produits pétroliers en Belgique. Les prix ne réagissent pas de la même manière selon les usages, les coûts logistiques ou encore les niveaux de demande. Ainsi, alors que les particuliers bénéficient d’un léger recul sur l’essence, d’autres secteurs, notamment agricoles et industriels, voient leurs coûts légèrement augmenter.
Cette divergence reflète les réalités différentes des marchés de l’énergie. Les tarifs communiqués par le SPF Économie correspondent aux prix maximums autorisés à la pompe. Ils sont ajustés régulièrement en fonction des variations des cours internationaux du pétrole et des coûts d’approvisionnement. Dans un contexte énergétique encore instable, ces ajustements peuvent intervenir fréquemment, parfois d’une semaine à l’autre.
Pour les consommateurs, ils restent un repère important pour anticiper les évolutions du coût des carburants.








