Les coûts des maisons de repos continuent d’augmenter en Flandre, et la pension moyenne ne suffit plus à couvrir un séjour complet. Cette situation inquiète les seniors et leurs familles, qui doivent souvent puiser dans leurs économies pour financer les soins et l’hébergement.
D’après le dernier baromètre d’Okra, les résidents paient désormais en moyenne 2 359 euros par mois pour un séjour en maison de repos et de soins, soit 572 euros de plus que la pension moyenne en Flandre. Les établissements privés sont les plus chers, avec un tarif moyen de 2 561 euros, tandis que les maisons à but non lucratif s’établissent à 2 313 euros et les établissements publics à 2 225 euros. La maison la plus onéreuse atteint près de 5 000 euros mensuels, alors que la moins chère ne dépasse pas 1 362 euros.
Ces tarifs comprennent le séjour et les soins, mais pas toujours les frais annexes comme les médicaments ou l’accès à Internet.

Écart avec les pensions et aide disponible
La pension moyenne en Flandre, en janvier 2026, était de 1 787 euros. Les résidents doivent donc ajouter 572 euros par mois pour financer leur séjour. Un budget complémentaire de 140 euros par mois est prévu pour les personnes très dépendantes, mais il ne couvre qu’une partie du déficit. Depuis 2024, l’indexation des pensions limite la hausse des tarifs, mais cette augmentation reste inférieure à celle des coûts des maisons de repos, créant un écart croissant pour les seniors.
Qualité des soins et disparités
Okra alerte également sur les disparités de qualité. En moyenne, il y a 44 soignants à temps plein pour 100 résidents, mais certaines maisons privées n’en comptent que 20, tandis que d’autres atteignent 90. Les 52 établissements qui ne respectent pas la norme minimale (un infirmier pour dix résidents) sont majoritairement privés, notamment les groupes Armonea, Emeis, Vulpia et Korian. Cette situation accentue les préoccupations sur la sécurité et le suivi médical des résidents.
Recommandations d’Okra
Le président d’Okra, Herman Fonck, plaide pour une tarification proportionnelle aux revenus et au patrimoine des résidents. Selon lui, la pension nette des seniors ne devrait pas servir à couvrir plus de 75 % du coût d’un séjour, rapporte la VRT. L’association réclame aussi le maintien des normes actuelles de personnel lors de la réforme annoncée, afin de garantir un encadrement suffisant et sécurisé pour les résidents.








