Hausse des prix des carburants : les nouvelles habitudes des Belges pour faire des économies

Les habitudes de remplissage évoluent chez les automobilistes belges, sous l’effet de la hausse des prix du carburant et de la consommation.

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Hausse des prix des carburants : les nouvelles habitudes des Belges pour faire des économies . Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les prix des carburants continuent de peser sur les automobilistes belges. Après trois mois de hausse, quelles conséquences sur le trafic et les habitudes de déplacement ? Les conducteurs semblent avoir atteint leurs limites.

Au mois de mars, l’effet de la hausse des carburants sur le comportement des automobilistes s’est fait fortement sentir. À Bruxelles, le nombre de trajets a diminué de 21 %, tandis que la Flandre enregistrait une baisse de 19 % et la Wallonie de 13 %. Cette réduction traduit une adaptation rapide des usagers, qui ont privilégié le télétravail, les trajets partagés ou la limitation des déplacements non essentiels pour compenser l’augmentation du prix du diesel et de l’essence.

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Crédit : Econostrum

 

Avril et mai : une légère reprise

Au cours des mois d’avril et mai, la situation a légèrement évolué. Selon la société Coyote, spécialisée dans le suivi du trafic, le nombre de déplacements est désormais en augmentation de 1 % en Wallonie et en Flandre et de 2 % à Bruxelles. Cette hausse reste toutefois modeste, partiellement liée aux congés scolaires et à la reprise progressive des activités économiques. Les conducteurs semblent avoir trouvé un niveau plancher dans leurs efforts pour réduire leurs trajets.

Pour Vincent Herbert, directeur général de Coyote, la situation est claire : « En observant les chiffres et en échangeant avec les automobilistes, nous constatons que les usagers ont fait le maximum. Le télétravail et les transports en commun sont davantage utilisés, mais il n’est plus possible de réduire significativement les déplacements. L’effort a atteint son maximum ».

Une manière de faire le plein de carburant qui évolue 

Le changement est également visible dans les stations-service. À Jambes, en province de Namur, un pompiste remarque que les paiements se font désormais à 50 % par carte et 50 % en cash, contre 70 % par carte auparavant, rapporte la RTBF. Les automobilistes puisent dans leurs économies et réalisent des pleins plus petits et moins fréquents. Les habitudes de consommation ont donc changé, reflétant l’impact direct de la hausse des carburants sur le quotidien.

Du côté des transports publics, la hausse du carburant n’a pas entraîné de changement significatif. Selon Stéphane Thiery, porte-parole du TEC, « nos chiffres ne montrent aucun phénomène spécifique. Les ventes de tickets à l’unité ou de cartes prépayées sont restées stables ». Les usagers continuent donc à utiliser les transports en commun comme auparavant, sans migration massive vers ces alternatives malgré la pression financière.

Perspectives et limites

Après trois mois de hausse, il apparaît que la capacité des automobilistes à réduire leurs déplacements est désormais limitée. Les efforts supplémentaires seraient difficiles à mettre en œuvre sans impacter la mobilité quotidienne pour le travail, l’école ou les activités essentielles. Les stations-service et les plateformes de mobilité montrent également que l’impact économique se traduit plus sur les quantités consommées que sur le choix du mode de transport.

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