Les règles fiscales sur l’énergie évoluent en Belgique à partir du 1er août. Les accises sur le gaz naturel et le mazout vont augmenter, tandis que celles appliquées à l’électricité vont diminuer, avec un objectif affiché de favoriser une consommation énergétique moins dépendante des combustibles fossiles.
À partir du 1er août, les ménages belges verront évoluer la part des taxes intégrées dans leur facture d’énergie. Le SPF Finances a confirmé mardi l’entrée en vigueur de cette modification prévue dans la loi-programme adoptée fin mai par la Chambre des représentants. Les accises sont des taxes indirectes appliquées sur différentes consommations énergétiques, notamment le mazout, le gaz et l’électricité. Avec cette réforme, le gouvernement fédéral souhaite rendre les combustibles fossiles moins attractifs et favoriser l’usage de l’électricité.
Le gaz et le mazout davantage taxés
La hausse des accises concerne principalement le gaz naturel et le mazout. Pour un ménage moyen chauffé au gaz naturel, avec une consommation estimée à 17 MWh par an, la hausse représentera environ 18,17 euros supplémentaires par an sur la facture. Le mazout sera également concerné par cette augmentation fiscale, avec une taxation plus élevée destinée à réduire progressivement la consommation de cette énergie fossile.
Une baisse des taxes sur l’électricité
À l’inverse, les accises sur l’électricité vont diminuer à partir du 1er août. Selon les estimations du SPF Finances, un ménage consommant environ 3,5 MWh d’électricité par an verra sa facture baisser en moyenne de 12,64 euros par an grâce à cette diminution. Pour un ménage utilisant à la fois du gaz naturel et de l’électricité, l’effet global restera limité. La hausse liée au gaz sera partiellement compensée par la baisse appliquée à l’électricité.
Au total, la facture énergétique annuelle augmenterait d’environ 5,5 euros pour un ménage moyen selon les calculs du SPF Finances.
Une réforme destinée à modifier les habitudes de consommation
Avec cette évolution des accises, le gouvernement fédéral souhaite encourager les consommateurs à réduire leur dépendance aux énergies fossiles. La réforme vise notamment à favoriser des solutions reposant davantage sur l’électricité, dans un contexte de transition énergétique. Cette modification fiscale intervient alors que les ménages restent attentifs à l’évolution des prix de l’énergie, après plusieurs années marquées par de fortes variations sur les marchés.
Initialement, cette réforme devait s’appliquer dès le 1er avril. Son entrée en vigueur a finalement été reportée en raison des blocages liés à l’examen de la loi-programme. L’opposition avait notamment déposé plusieurs amendements et demandé l’avis du Conseil d’État, retardant l’adoption définitive du texte. À partir de 2027, d’autres évolutions fiscales sont également prévues, avec une hausse annoncée des droits d’accise sur le diesel et l’essence.








