Le marché immobilier belge, et en particulier en Wallonie, connaît une forte dynamique de hausse des prix. Ceci est particulièrement visible dans le premier trimestre de l’année 2025.
Cette flambée des prix des maisons résidentielles est en grande partie attribuée à la baisse des droits d’enregistrement et à l’importance grandissante du PEB (performance énergétique des bâtiments). Si ces éléments sont à l’origine de l’augmentation des prix, il reste à déterminer si ce phénomène présente des avantages pour les investisseurs et futurs propriétaires dans cette région du pays.
Une hausse spectaculaire des prix, surtout en Wallonie
Le premier trimestre 2025 est marqué par une forte hausse des prix des maisons en Wallonie. Selon les données de Fednot, le prix moyen d’une maison a bondi de 17,8 % en Wallonie, atteignant ainsi 281.069 euros. Cette augmentation dépasse les 25,96 % sur une période de cinq ans. À l’échelle nationale, le prix moyen d’une maison s’élève à 355.371 euros, avec une hausse plus modérée de 7,8 % par rapport à 2024, selon RTL info.
L’une des raisons principales de cette augmentation réside dans la réduction significative des droits d’enregistrement en Wallonie, qui sont passés de 12,5 % à 3 %. Cette baisse incite de nombreux locataires à se tourner vers la propriété, notamment les primo-acquéreurs qui étaient jusque-là freinés par les frais de notaires. Face à une demande accrue et une offre relativement stable, les prix ont donc mécaniquement augmenté.
De plus, la performance énergétique des biens (PEB) influence désormais fortement le marché. En effet, un bien immobilier avec un bon score énergétique est désormais plus recherché, les acheteurs y voyant un gage de durabilité et de réduction des coûts à long terme. Selon l’agente immobilière Émilie Masure, cette évolution est telle que « plus le PEB sera bon, plus il sera facile d’emprunter ». En effet, les banques sont de plus en plus enclines à accorder des crédits pour des biens avec de bonnes performances énergétiques, facilitant ainsi l’accès à la propriété pour les acheteurs.
Disparités régionales marquées : le Brabant Wallon, un marché plus cher, et le Hainaut, une alternative abordable
Toutefois, la flambée des prix n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire wallon. Le Brabant Wallon demeure la province la plus chère, avec un prix moyen de 442.307 euros, enregistrant une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Cela fait de cette province une zone particulièrement attractive pour les investisseurs, mais également plus inaccessible pour les primo-acquéreurs.
À l’inverse, le Hainaut demeure la province la plus abordable, avec un prix moyen de 224.002 euros. Cette province a néanmoins connu une hausse de 14 % des prix, un chiffre non négligeable, mais qui reste loin de la dynamique observée dans d’autres zones. C’est dans le Luxembourg que l’on observe la plus forte progression, avec une augmentation de 19 % des prix, soulignant un intérêt accru pour cette province. Ces disparités géographiques soulignent l’importance de bien analyser le marché local avant de se lancer dans un projet immobilier, d’autant plus qu’acheter une maison dans une région à forte hausse peut représenter un investissement risqué si la tendance venait à se stabiliser.
Malgré cette diversité des prix, le nombre des ventes a continué d’augmenter. En Wallonie, les ventes ont progressé de 12,5 % au premier trimestre 2025. Ce dynamisme peut être expliqué par l’attractivité de l’immobilier à prix modérés dans certaines provinces et la baisse des droits d’enregistrement qui incite les acheteurs à se lancer. Sophie, une enseignante récemment devenue propriétaire, explique : « Pour moi, il est important d’avoir une assurance pour mon avenir, d’acheter une maison et d’avoir une garantie pour mon futur. »








