Faire le plein, payer sa facture d’énergie ou simplement se déplacer coûte plus cher depuis plusieurs semaines. Dans ce contexte, le gouvernement fédéral a fini par s’entendre sur une série de mesures pour tenter d’alléger la pression. L’accord trouvé vise à apporter un soutien ciblé, même si celui-ci reste limité dans le temps.
Le conseil ministériel restreint a validé une enveloppe de 80 millions d’euros pour financer ces mesures. Elles seront appliquées entre mai et juillet, avec environ 20 millions d’euros par mois. L’objectif est d’apporter un coup de pouce rapide face à la hausse des dépenses liées à l’énergie et aux déplacements.
Cet accord n’a pas été simple à trouver. Les discussions ont duré plusieurs semaines, avec des positions parfois opposées entre les partis de la majorité. Le compromis final repose sur des aides ciblées, destinées aux publics les plus exposés.
Un soutien renforcé pour les déplacements domicile-travail
La principale mesure concerne les trajets domicile-travail, qui pèsent de plus en plus dans le budget. Le gouvernement veut encourager les employeurs à augmenter leur intervention grâce à une incitation fiscale. Concrètement, chaque hausse pourra être compensée à hauteur de 20 %, avec un plafond de 10 centimes par kilomètre.
Pour les travailleurs, ce supplément sera exonéré d’impôt. L’idée est d’augmenter le pouvoir d’achat sans alourdir la charge fiscale. Les entreprises qui ne proposent pas encore ce type d’indemnité seront aussi incitées à le faire.
Une adaptation pour les travailleurs utilisant leur véhicule
Certains travailleurs, comme les aides à domicile, utilisent leur voiture personnelle tous les jours pour travailler. Pour eux, une adaptation est prévue. Le calcul de l’indemnité kilométrique sera revu pour mieux refléter les prix actuels à la pompe. Cette mesure s’appliquera pour les mois d’avril, mai et juin, rapporte RTL.
Les montants maximums vont donc augmenter, ce qui permettra de mieux couvrir les frais réels. L’objectif est d’éviter que ces travailleurs ne supportent seuls la hausse des coûts.
Une aide ciblée pour le chauffage des ménages vulnérables
Du côté du chauffage, le soutien vise les ménages les plus fragiles. Une enveloppe de 15 millions d’euros sera injectée dans les dispositifs existants, comme le Fonds social mazout et le Fonds gaz et électricité. Ces aides passent notamment par les CPAS. En parallèle, l’augmentation des accises sur le gaz et le mazout est reportée au-delà du 1er juillet.
Ce report doit éviter une hausse immédiate des factures, dans un contexte déjà tendu pour de nombreux foyers.
Des bénéficiaires variés et des mesures complémentaires pour réduire les coûts de l’énergie
Les mesures concernent plusieurs profils : travailleurs, indépendants, agriculteurs et ménages en difficulté. Certaines dispositions visent aussi à soulager la trésorerie de certains secteurs, sans coût direct pour l’État. Le gouvernement prévoit aussi d’agir sur les comportements. Une campagne doit encourager des solutions comme le covoiturage, le télétravail ou encore les économies d’énergie.
L’objectif est de limiter la consommation dans un contexte de tension sur les prix. Ces mesures ne sont prévues que pour trois mois, avec une possible réévaluation selon l’évolution de la situation. Le gouvernement veut garder une marge de manœuvre face à un contexte international encore instable.







