Bon d’État spécial : la clé pour résoudre la hausse des prix de l’énergie en Belgique ?

Pour lutter contre la hausse des prix de l’énergie, un bon d’État dédié à la transition énergétique pourrait permettre de financer des projets écologiques en Belgique.

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Bon d’État spécial : la clé pour résoudre la hausse des prix de l’énergie en Belgique ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Avec la montée des prix de l’énergie, François Gemenne suggère une solution : un bon d’État dédié à la transition énergétique. Ce mécanisme pourrait permettre de financer des projets écologiques tout en réduisant la dépendance aux hydrocarbures. Une idée qui semble séduire de plus en plus de Belges.

Le politologue François Gemenne souligne auprès de RTL que les Belges ont tendance à épargner davantage en période de tensions géopolitiques. Selon lui, cette propension à économiser peut être exploitée pour financer la transition énergétique. “Les Belges adorent les bons d’État parce que le taux est attractif”, explique-t-il. Il propose ainsi un bon d’État spécifique qui permettrait de financer des politiques ambitieuses, comme la rénovation énergétique des bâtiments ou l’électrification des transports. Un bon moyen, selon lui, de s’attaquer aux prix de l’énergie tout en soutenant la transition verte.

L’épargne mal placée : un bon d’État transparent est la solution ?

François Gemenne regrette que l’épargne des Belges soit souvent placée dans des banques peu transparentes, qui investissent dans des projets nuisibles à l’environnement, comme le forage pétrolier ou la déforestation. Le politologue déplore que cet argent, souvent mal orienté, soit utilisé dans des secteurs contraires aux objectifs écologiques. Il rappelle qu’une partie considérable de cette épargne sert à financer des projets polluants, souvent à l’insu des épargnants. Pour résoudre ce problème, il propose d’orienter cette épargne vers des projets écologiques via un bon d’État transparent.

Le « Scan des banques« , réalisé en Belgique par Financité et FairFin, a montré que peu de banques belges respectent des critères environnementaux stricts. Triodos et VDK se distinguent par leurs bonnes performances en matière de politique climatique. Mais les autres grandes banques, comme BNP Paribas, ING, et Belfius, obtiennent des scores médiocres en matière de responsabilité environnementale. Le rapport de Financité indique que ces banques ont interrompu leurs efforts pour exclure progressivement les investissements dans les combustibles fossiles. Ce manque d’engagement est un frein important à la transition énergétique, selon Gemenne.

Le manque de confiance et d’information qui pénalise la transition énergétique

Un autre obstacle au financement de la transition énergétique réside dans le manque de confiance des épargnants. En France, des fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) existent, et Gemenne soutient qu’ils sont souvent rentables. Cependant, il déplore un problème de souscription, lié à un manque de confiance des épargnants et un défaut d’information. Les Belges, selon lui, ne souscrivent pas assez à ces produits responsables, par ignorance ou méfiance.

La proposition d’un bon d’État pour financer la transition énergétique pourrait répondre à ces défis. En offrant une option d’épargne à la fois rentable et transparente, ce bon d’État permettrait de rediriger l’épargne belge vers des projets soutenant la transition verte. Gemenne estime que ce bon d’État pourrait résoudre le problème de manque de transparence, en garantissant que l’argent récolté soit investi dans des initiatives respectueuses de l’environnement. La création d’un tel produit pourrait être un levier important dans la lutte contre la hausse des prix de l’énergie tout en soutenant les objectifs écologiques à long terme.

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