Les automobilistes belges vont devoir s’attendre à payer davantage en cas d’infraction au code de la route. À partir du 1er juillet, les amendes dites « légères », comme les excès de vitesse limités ou l’usage du téléphone au volant, seront relevées de 10 %. Une décision confirmée par la ministre de la Justice, Annelies Verlinden.
Le gouvernement fédéral a acté une augmentation de 10 % des perceptions immédiates, c’est-à-dire les amendes payées directement lors d’un contrôle routier. Cette mesure entrera en vigueur le 1er juillet et concernera plusieurs infractions fréquentes sur les routes belges. Selon la ministre de la Justice, cette adaptation vise à renforcer l’efficacité des sanctions et à accompagner l’évolution des comportements routiers. Les montants seront automatiquement ajustés pour les infractions concernées.

Des amendes plus élevées pour les infractions courantes
Concrètement, les automobilistes seront directement touchés par cette hausse. Jusqu’au 30 juin, un léger excès de vitesse en zone 50 km/h est sanctionné à hauteur de 58 euros, auxquels s’ajoutent environ 10,42 euros de frais administratifs. À partir du 1er juillet, le montant passera à environ 63,80 euros, avec des frais administratifs également revus à la hausse.
D’autres infractions sont concernées par cette révision. L’alcoolémie légèrement supérieure à la limite autorisée de 0,5 ‰ entraînera une amende d’environ 217 euros. L’usage du téléphone au volant sera quant à lui sanctionné à 201 euros, ce qui représente une augmentation sensible pour une infraction très courante.
Une mesure pour financer le système judiciaire
Selon le cabinet de la ministre, cette hausse devrait générer environ 50 millions d’euros supplémentaires par an. Ces fonds seront réinjectés dans le fonctionnement de la justice, un secteur confronté à plusieurs difficultés structurelles. Les autorités évoquent notamment la surpopulation carcérale, mais aussi l’état de certains bâtiments judiciaires, jugés vieillissants et nécessitant des investissements importants. Cette réforme s’inscrit donc aussi dans une logique de financement du système judiciaire.
Cette décision ne constitue pas un changement isolé. Elle s’inscrit dans une politique plus large de renforcement des sanctions routières déjà amorcée fin 2024. Le gouvernement avait alors annoncé une revalorisation progressive des amendes routières. En 2025, les infractions au code de la route ont généré environ 600 millions d’euros de recettes en Belgique. Sur la même période, plus de 10 millions d’infractions ont été enregistrées, soit en moyenne près de 27.000 amendes par jour sur l’ensemble du territoire, souligne le Soir.
Un impact concret pour les automobilistes
Pour les automobilistes, cette hausse signifie une augmentation du coût des infractions, même mineures. Les excès de vitesse légers ou l’utilisation du téléphone au volant deviennent donc encore plus coûteux, dans un contexte où les contrôles routiers restent très fréquents. Les autorités espèrent ainsi renforcer la prévention et réduire les comportements à risque, en rendant les sanctions plus dissuasives.









