Une part importante des conducteurs belges admet ne pas respecter les limitations de vitesse. Une étude récente met en évidence des comportements répandus. Les données concernent plusieurs types de routes. Elles permettent d’observer les habitudes de conduite.
Selon une enquête menée par l’institut Vias, organisme belge spécialisé dans la sécurité routière, 38 % des conducteurs reconnaissent dépasser régulièrement les limitations de vitesse. L’étude repose sur les réponses de plus de 5 000 personnes. Les comportements varient selon les types de routes, avec une proportion plus élevée en dehors des zones urbaines. Ces données montrent que les infractions restent fréquentes sur l’ensemble du territoire.
Les excès de vitesse sont plus fréquents hors agglomération. D’après les résultats, 41 % des conducteurs déclarent y rouler trop vite de manière régulière. Sur autoroute, cette proportion atteint 39 %, tandis qu’elle est de 33 % en ville. Par ailleurs, 26 % des conducteurs indiquent dépasser les limites plusieurs fois par mois. Ces chiffres mettent en évidence des écarts selon les environnements de conduite.
Une évolution des comportements liée aux contrôles
L’étude met en évidence une évolution sur plusieurs années. La part des conducteurs affirmant rouler trop vite quotidiennement a diminué. Elle est passée de 6 % en 2020 à 3 % en 2025. Cette tendance traduit un changement progressif des comportements. Elle s’inscrit dans un contexte de renforcement des dispositifs de contrôle sur les routes.
Selon l’institut Vias, cette évolution s’explique en partie par le développement des radars. Leur présence contribue à modifier les habitudes de conduite sur le long terme. Des campagnes de sensibilisation sont également organisées pour rappeler les règles. Ces actions visent à limiter les comportements à risque sur les routes. Elles accompagnent les mesures de contrôle mises en place.
Les opérations de contrôle participent à cette évolution. Lors d’un marathon de contrôles de vitesse organisé par la police, une baisse moyenne de la vitesse de 3 à 7 % avait été observée. Ce type d’action permet d’agir directement sur les comportements des conducteurs. Il s’inscrit dans une stratégie de réduction des infractions. Les résultats montrent un effet mesurable à court terme.
Un nombre important de conducteurs sanctionnés
Les données de l’étude indiquent également que les sanctions restent fréquentes. Au cours des douze derniers mois, 24 % des conducteurs déclarent avoir reçu au moins un procès-verbal pour excès de vitesse, rapporte RTL. Cette proportion varie selon les régions du pays. Elle reflète à la fois les comportements et l’intensité des contrôles. Elle montre que les infractions sont régulièrement constatées.
À Bruxelles, 31 % des conducteurs indiquent avoir été verbalisés sur la période. Ce taux est de 25 % en Flandre et de 22 % en Wallonie. Ces écarts traduisent des différences entre les territoires. Ils peuvent être liés à la densité du trafic ou aux dispositifs de contrôle. Les données permettent de comparer les pratiques selon les régions.
Les profils de conducteurs qui commettent le plus d’infractions
L’étude met aussi en évidence des différences selon les profils. Les hommes sont plus nombreux à déclarer avoir été sanctionnés, avec 26 %. Cette proportion est de 23 % chez les femmes. Ces résultats permettent d’identifier des tendances dans les comportements au volant. Ils complètent les données sur la fréquence des infractions.
Selon l’institut Vias, la vitesse excessive ou inadaptée est impliquée dans un accident mortel sur trois en Belgique. Cette donnée est utilisée dans les actions de prévention. Les campagnes et contrôles visent à réduire ces comportements. Les résultats de l’étude apportent des éléments sur l’évolution des pratiques. Ils permettent d’évaluer l’effet des mesures mises en place.









