Les flexi-jobs connaissent un essor important en Belgique, renforçant le nombre de travailleurs intérimaires dans divers secteurs. Cette évolution témoigne d’une adaptation des entreprises à un marché du travail de plus en plus flexible. Mais quelles sont les conséquences de cette tendance pour les travailleurs et les employeurs ?
En 2024, 50.815 entreprises ont recours à des intérimaires classiques, pour un total de 592.173 missions, selon les données de l’ONSS. Bien que le nombre d’entreprises ayant fait appel à des intérimaires ait légèrement diminué par rapport à 2023, cette méthode de travail reste incontournable dans des secteurs comme l’industrie, le commerce, la logistique, l’hôtellerie et la restauration. Ces secteurs représentent à eux seuls plus de trois quarts des missions d’intérim réalisées chaque année.
Une part importante de cette main-d’œuvre est constituée de flexi-jobs, des contrats qui, bien qu’offrant une certaine flexibilité, sont souvent utilisés pour combler des besoins de main-d’œuvre ponctuels ou saisonniers.
Les flexi-jobs de plus en plus convoités
Le flexi-job, qui permet de travailler à temps partiel en complément d’un autre emploi, devient une solution de plus en plus privilégiée pour les secteurs qui connaissent des pics d’activité réguliers. Cela est particulièrement vrai dans les restaurants et l’hôtellerie, où la demande de main-d’œuvre est fluctuante. Pour les travailleurs, cela permet d’ajuster leur emploi du temps et de cumuler des sources de revenus, mais cela implique également une précarité dans les conditions de travail, avec un nombre d’heures limité.
Cependant, les chiffres montrent que beaucoup de travailleurs intérimaires restent dans cette situation de manière temporaire. Environ 113.000 intérimaires ont travaillé moins de 80 heures par an, soulignant que l’intérim est souvent une solution transitoire, plus qu’un véritable emploi stable. Cette flexibilité dans le travail est une réponse aux besoins des entreprises, mais elle soulève également des questions sur la sécurité de l’emploi et les droits des travailleurs.
L’essor des flexi-jobs semble donc à la fois une réponse pragmatique aux besoins économiques et un défi pour garantir une plus grande stabilité aux travailleurs temporaires.








