Les jobs étudiants en Belgique pourraient bientôt être soumis à des règles plus strictes. Le gouvernement fédéral examine plusieurs changements susceptibles de modifier les conditions de travail et la rémunération des jeunes. Les employeurs pourraient également être concernés par une hausse des charges.
Selon les informations publiées vendredi par Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg, le gouvernement fédéral envisage de fixer un âge maximal de 25 ans pour les jobs étudiants. Cette proposition figure parmi les pistes examinées dans le cadre des négociations budgétaires. Actuellement, les étudiants bénéficient d’un régime social avantageux. Ils versent une cotisation de solidarité de 2,7 %, tandis que leur employeur contribue à hauteur de 5,4 %.
Une évolution des jobs étudiants qui risque d’impacter les salaires
Ces taux réduits rendent les contrats étudiants financièrement intéressants pour les entreprises. Le gouvernement étudie désormais une augmentation de ces deux cotisations. Aucun nouveau pourcentage n’a encore été arrêté. Une source gouvernementale citée par la presse flamande évoque une hausse « légère », sans préciser son montant.
Pour les étudiants, cette évolution pourrait entraîner une diminution du salaire net, à rémunération brute identique. Du côté des entreprises, l’augmentation des contributions patronales rendrait les recrutements étudiants plus coûteux, notamment dans le commerce et l’horeca. L’objectif affiché serait de renforcer les recettes sociales et de réduire l’écart de coût entre les jobs étudiants et les emplois classiques. Ces propositions restent néanmoins en discussion et ne constituent pas des décisions définitives.
Flexi-jobs : les travailleurs à quatre cinquièmes également concernés par les changements
Les flexi-jobs, qui concernent notamment des personnes exerçant une activité complémentaire, pourraient eux aussi connaître un durcissement. Parmi les propositions examinées figure une augmentation de la cotisation patronale de 28 à 30 %. Le gouvernement envisagerait également des restrictions pour les personnes en arrêt maladie de longue durée ainsi que pour celles qui travaillent à quatre cinquièmes. Les conditions précises de ces éventuelles limitations n’ont pas encore été détaillées.
Ces discussions marquent un changement d’orientation après plusieurs assouplissements portés par le ministre fédéral de l’Emploi, David Clarinval. Le plafond annuel du travail étudiant avait notamment été relevé de 600 à 650 heures, tandis que l’âge minimum général avait été abaissé à 15 ans. Les flexi-jobs avaient également bénéficié d’un élargissement de leur champ d’application à l’ensemble des secteurs, selon les dispositions présentées par le gouvernement.
Pour les étudiants comme pour les employeurs, les conséquences dépendront du contenu de l’accord final. Une augmentation des cotisations pourrait modifier l’intérêt financier de ces contrats, tandis qu’une limite d’âge restreindrait leur utilisation pour certains étudiants plus âgés.







