Berne réclame 2,3 milliards de francs pour aider la Suisse à garder le courant 

Le Conseil fédéral veut renforcer la sécurité électrique de la Suisse avec de nouvelles centrales de réserve. Il réclame plus de 2,3 milliards de francs au Parlement pour financer des installations capables d’intervenir rapidement en cas de tension sur le réseau.

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Berne réclame 2,3 milliards de francs pour aider la Suisse à garder le courant : Crédit :Shutterstock | Econostrum.info - Suisse

Le Conseil fédéral veut renforcer la sécurité énergétique du pays. Il demande au Parlement plus de 2,3 milliards de francs pour financer de nouvelles centrales de réserve, capables d’intervenir rapidement en cas de tension sur le réseau électrique. 

Ces installations doivent être opérationnelles dès 2030. Un investissement stratégique, alors que le risque de pénurie reste une préoccupation majeure pour l’économie et les ménages.

De nouvelles centrales pour éviter une pénurie

Le gouvernement suisse veut anticiper les risques de pénurie d’électricité. Vendredi, il a transmis au Parlement une demande de crédits de plus de 2,3 milliards de francs, destinée à financer plusieurs centrales de réserve, est-il précisé dans le communiqué officiel publié en ligne.

Le paquet comprend principalement un crédit d’engagement de 2,18 milliards de francs. Ce montant doit couvrir l’exploitation des futures centrales pendant quinze ans. À cela s’ajoutent 100 millions de francs pour les études de projet, ainsi qu’une rallonge de 31,3 millions pour la centrale de Monthey, en Valais.

Trois autres projets sont prévus à Eiken et Stein, dans le canton d’Argovie, ainsi qu’à Auhafen Muttenz, dans le canton de Bâle-Campagne. Ces centrales doivent pouvoir fournir rapidement de grandes puissances lorsque le système électrique est sous pression.

Pour le Conseil fédéral, elles constituent un élément indispensable de la réserve d’électricité. La Suisse dispose déjà d’un dispositif composé d’une réserve hydroélectrique, d’une réserve liée à la réduction de la consommation et d’une réserve thermique. Les nouvelles installations doivent compléter cet ensemble.

Un calendrier serré pour éviter les surcoûts

Le gouvernement insiste sur l’urgence du dossier. Les contrats des centrales de réserve existantes ont expiré entre fin avril et fin mai 2026. Berne souhaite donc que le Parlement traite rapidement le message lors des sessions d’automne et d’hiver 2026.

L’objectif est clair, obtenir un arrêté fédéral définitif d’ici la fin de l’année. Sans décision rapide, les projets pourraient prendre du retard et entraîner des surcoûts importants.

Selon les analyses de la Confédération, une grave pénurie d’électricité pourrait provoquer des dommages économiques se chiffrant en milliards de francs, relate Blick. C’est précisément ce scénario que le Conseil fédéral veut éviter en sécurisant dès maintenant les capacités de réserve.

Berne précise toutefois que ces dépenses n’auront pas d’incidence directe sur les finances de la Confédération. Il s’agit de dépenses anticipées, destinées à garantir des prix et des délais de livraison, afin de limiter les coûts futurs.

Avec cette demande de crédits, le Conseil fédéral confirme que la sécurité d’approvisionnement reste une priorité stratégique. Dans un contexte énergétique incertain, la Suisse veut disposer de moyens capables de réagir vite en cas de crise.

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