Économiser entre 10 et 25 % sur sa prime par rapport au modèle standard : l’argument a de quoi attirer l’attention. Près d’un assuré sur cinq choisit désormais Telmed, selon une enquête représentative de Comparis. Son utilisation a progressé d’environ 40 % depuis 2021.
Les prestations obligatoires de l’assurance de base restent identiques quel que soit le modèle. Ce qui change, c’est le parcours pour accéder aux soins : avec Telmed, le premier interlocuteur est une ligne d’assistance médicale.
La consultation téléphonique peut entrer dans la franchise
L’appel obligatoire ne donne pas systématiquement accès à une consultation gratuite. Chez certains assureurs, les consultations médicales réalisées par téléphone sont facturées et restent à la charge du patient tant que sa franchise n’est pas atteinte.
D’après les organisations de défense des consommateurs, cela concerne notamment Assura, Concordia, Glarner et l’un des deux modèles Telmed de Sanitas examinés.
Encore faut-il pouvoir trouver facilement cette information. Pour six des offres analysées, les organisations de consommateurs n’ont identifié aucune indication en ligne sur les coûts. Les conditions d’une deuxième consultation pour le même problème, notamment pour obtenir un autre avis médical, manquent elles aussi souvent de clarté.
Après le premier appel, la liberté de choix varie
La comparaison porte sur trente modèles proposés par vingt-cinq assureurs, rapporte Blick dans son article consacré aux règles de Telmed.
Dans sept offres, la recommandation donnée au téléphone laisse ensuite l’assuré libre de décider de la suite des soins. Il s’agit des offres examinées de Groupe Mutuel, Sana24, Sodalis, Sumiswalder, Swica, Visana et de l’une des deux formules d’Helsana étudiées.
Dans la majorité des modèles, les recommandations sont en revanche contraignantes. Pour onze des trente offres, l’assureur précise même où le traitement doit se poursuivre. C’est notamment le cas dans les modèles analysés de Concordia, CSS, Galenos et KPT.
Certaines caisses encadrent aussi le choix de la pharmacie où acheter les médicaments. Selon le lieu de résidence, cette exigence peut compliquer l’accès rapide au traitement.
Un nouvel appel peut être exigé avant de consulter un spécialiste
Dans de nombreux modèles, il faut rappeler le service de télémédecine lorsqu’un généraliste oriente le patient vers un spécialiste. En cas d’oubli, une partie des frais peut rester à la charge de l’assuré.
Les traitements de longue durée peuvent également nécessiter un suivi administratif régulier. Selon les organisations de consommateurs, leur autorisation est souvent limitée dans le temps et doit ensuite être renouvelée.
Le premier appel ne clôt donc pas toujours les démarches : le contrat peut imposer d’autres contacts au fil du parcours de soins.
Telmed n’est pas forcément le modèle le moins cher
Sarah Lengyel, spécialiste de la protection des consommateurs, souligne la difficulté de comparer toutes ces variantes. « Il devient de plus en plus difficile de s’y retrouver dans cette jungle d’offres », constate-t-elle.
Elle recommande de vérifier attentivement les conditions générales avant de changer de modèle, afin de connaître les règles d’accès aux soins et les éventuels frais.
La comparaison doit aussi porter sur les autres formules économiques. Chez de nombreux assureurs, le modèle du médecin de famille ou le modèle HMO, organisé autour de cabinets de groupe, affiche actuellement une prime plus avantageuse que Telmed.








