Où vont les riches dans les Alpes ? Voici 5 stations les plus chères de Suisse  

Les prix des résidences secondaires dans les Alpes continuent de grimper, avec des hausses record en Suisse et des perspectives pour 2026.

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Où vont les riches dans les Alpes ? Voici 5 stations les plus chères de Suisse : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les prix des résidences secondaires dans les Alpes ont poursuivi leur envolée en 2025, confirmant l’attrait durable des stations de montagne. L’essor du tourisme et la baisse des coûts de financement ont encore renforcé cette tendance. 

Selon UBS, les prix ont augmenté de 4 % sur un an, avec des hausses proches de 6 % en Suisse et en Italie. Cette dynamique montre à quel point l’immobilier de montagne reste un marché recherché et compétitif pour les acheteurs fortunés.

La Suisse domine le top des stations les plus chères

Les résidences secondaires ne servent plus seulement pour les vacances, elles représentent un investissement stratégique. Certains acheteurs cherchent aussi à transformer leur appartement de montagne en résidence principale plus tard, pour bénéficier d’avantages fiscaux. Dans ce contexte, certaines stations suisses continuent de battre tous les records de prix.

Le top cinq des stations alpines les plus chères est 100 % suisse, selon une étude d’UBS. Gstaad mène le classement avec un prix moyen de 25’200 francs par mètre carré, suivie de l’Engadin/St. Moritz (24’000 francs), Verbier (23’600 francs), Andermatt (22’200 francs) et Zermatt (21’000 francs). La première station française, Courchevel, arrive en sixième position avec 20’300 francs par mètre carré.

Certaines destinations affichent des hausses spectaculaires. À Andermatt et Davos/Klosters, les prix ont bondi de 12,5 %, tandis que Crans-Montana affiche +15,2 %. À l’inverse, Verbier est la seule station suisse à enregistrer un recul avec -7,8 %, et Gstaad, Zermatt ou Flims/Laax ont vu leur prix augmenter plus modérément (+3,3 % à +2,4 %). Ces écarts traduisent la rareté des biens et la forte demande concentrée sur certaines destinations emblématiques.

Thomas Veraguth, économiste immobilier chez UBS, explique : « La dynamique positive devrait se poursuivre, car le nombre de potentiels acheteurs progresse plus vite que l’offre disponible. » Entre 2017 et 2022, le nombre de ménages avec un revenu imposable supérieur à 200’000 francs a augmenté de près de 33’000, alors que le parc de logements en montagne n’a progressé que d’environ 9’000 unités.

Démographie et perspectives 2026

L’évolution démographique soutient également la demande. Plus d’un million de Suisses âgés de 55 à 65 ans vivent en dehors des cantons de montagne, soit une hausse de 25 % par rapport à il y a dix ans. Ces acheteurs recherchent des résidences secondaires flexibles, pouvant devenir leur résidence principale ultérieurement.

Malgré des prix jugés « stratosphériques », aucun plafond n’est encore en vue. UBS prévoit de nouvelles hausses, en particulier dans les stations suisses et italiennes. La croissance devrait toutefois ralentir par rapport aux pics de 2021 à 2023, avec une progression attendue d’environ 5 % du prix au mètre carré en 2026.

Ce marché illustre parfaitement l’attractivité des Alpes comme destination touristique et investissement immobilier. Il reflète aussi les choix stratégiques des acheteurs fortunés et l’effet de la rareté sur la flambée des prix. Même si les prix atteignent des niveaux vertigineux, la demande reste soutenue, confirmant le caractère incontournable des stations alpines suisses pour les résidences secondaires haut de gamme.

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