Un retraité de 75 ans agit seul pour libérer son appartement squatté

Un propriétaire de 75 ans à Niort a expulsé lui-même les squatteurs de son appartement et changé les serrures.

Publié le
Lecture : 2 min
Propriétaire
Propriétaire âgé de 75 ans agit seul pour libérer son appartement squatté. - Crédit : DDM - NATHALIE SAINT-AFFRE | Econostrum.info

Lundi 8 juin, un propriétaire de 75 ans a décidé d’agir personnellement pour récupérer un appartement occupé illégalement à Niort, dans les Deux-Sèvres. Le septuagénaire, que nous appellerons Pierre-Maël, a profité de l’absence des occupants pour vider le logement et changer les serrures.

Selon Ouest-France, Pierre-Maël estimait avoir effectué de nombreuses démarches auprès des autorités sans résultat. Il affirme avoir contacté la police municipale, la police nationale, la mairie et la préfecture pour signaler la situation, qui restait sans réponse concrète. Lassé par ces démarches, il a choisi d’agir seul afin de reprendre le contrôle de son bien.

Lors de l’après-midi du 8 juin, Pierre-Maël s’est rendu dans le studio squatté, situé dans un immeuble du centre-ville où il possède également deux autres appartements. Il a constaté que les squatteurs, décrits comme des personnes sans-abri, avaient provisoirement quitté les lieux. Le propriétaire a alors pénétré dans le logement, jeté les effets personnels et le mobilier sur le trottoir et changé les serrures de la porte d’entrée. Parmi les biens évacués figuraient des vêtements, un matelas, un clic-clac, une télévision, des médicaments et des restes alimentaires. La scène a été observée par plusieurs passants.

Des policiers patrouillant à proximité sont intervenus pour rappeler que déposer des effets personnels sur la voie publique est interdit et passible d’une amende. Ils n’ont toutefois pas verbalisé Pierre-Maël, qui a choisi d’attendre le retour des squatteurs pour discuter avec eux. Ouest-France ne précise pas si cette confrontation a eu lieu.

Une problématique juridique récurrente entre squatteurs et propriétaires 

La situation illustre les difficultés rencontrées par certains propriétaires pour récupérer un logement occupé illégalement. Selon les autorités et les associations, se faire justice soi-même est interdit et expose le propriétaire à des poursuites judiciaires. Des précédents existent : en novembre dernier, une propriétaire ayant envoyé des hommes de main pour déloger un squatteur a été condamnée à un an de prison avec sursis.

Pierre-Maël indique que le studio était occupé depuis fin avril 2026 et qu’il avait subi des dégradations pendant cette période. La démarche visait à sécuriser le logement et à empêcher le retour des occupants. Plusieurs riverains ont assisté à l’expulsion improvisée et à l’évacuation des affaires sur le trottoir.

L’affaire met en lumière le cadre légal strict autour des expulsions et l’importance de respecter les procédures officielles, même lorsque le logement appartient au propriétaire. Les forces de l’ordre restent chargées de veiller au respect de la loi et d’informer les propriétaires sur les démarches à suivre pour récupérer leur bien.

Laisser un commentaire

Partages