Acheter une résidence secondaire en Espagne ou en Italie séduit des Français qui ne recherchent pas uniquement des vacances au soleil.
Selon une étude de la plateforme immobilière Green-Acres, relayée par Les Echos, une partie importante des acquéreurs envisage son achat comme la première étape d’une installation durable ou d’une future retraite. Mais les budgets varient fortement selon les destinations.
Préparer sa retraite avant de chercher les prix bas
L’étude Green-Acres, basée notamment sur les recherches et les mises en relation entre acheteurs et vendeurs dans le secteur de l’immobilier, montre que 57 % des Français interrogés envisagent leur acquisition immobilière à l’étranger dans la perspective d’une future retraite ou d’une installation durable.
Les vacances et les loisirs sont cités par 36 % des répondants. L’investissement locatif représente 34 % des réponses, soit le même niveau que la recherche d’une meilleure qualité de vie. Plusieurs choix étant possibles, ces proportions ne sont pas exclusives.
Le prix n’arrive d’ailleurs pas en tête des critères avancés. L’art de vivre recueille 32 % des réponses, contre 26 % pour les attaches personnelles. Le climat et l’ensoleillement représentent 17 %, la proximité géographique 13 % et le rapport qualité-prix seulement 12 %.
En Espagne, les Français regardent d’abord la Catalogne
Dans l’immobilier, l’Espagne reste particulièrement attractive pour les acheteurs français. La Catalogne concentre 43,6 % de leur demande dans le pays, loin devant la Communauté valencienne, à 27,5 %, et l’Andalousie, qui représente 18,4 % des recherches.
Le climat joue ici davantage qu’ailleurs. Il est cité comme motivation par 25 % des acheteurs intéressés par l’Espagne. Le rapport qualité-prix suit avec 21 %.
Côté budget, les écarts sont considérables. Le prix médian recherché atteint 239 000 euros en Catalogne. Aux Baléares, il grimpe jusqu’à 790 000 euros, avec un prix au mètre carré dépassant 5 400 euros.
Le choix de la destination peut donc faire varier la facture de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Gérone et Alicante concentrent les recherches
Deux régions espagnoles captent à elles seules une majorité de la demande française dans le secteur de l’immobilier. Gérone représente 32,8 % des recherches et Alicante 24,4 %. Ensemble, elles atteignent 57,2 %.
Certaines villes affichent des profils très différents. Empuriabrava rassemble 15 % des recherches et le budget médian tourne autour de 169 000 euros pour un appartement. À Dénia, les acheteurs français s’intéressent davantage aux grandes maisons, pour un prix médian de 399 500 euros.
Sur le marché espagnol destiné aux acheteurs étrangers, les Français représentent 21,2 % des recherches, hors demande locale. Leur budget médian atteint 249 000 euros.
En Italie, les attaches personnelles comptent davantage
L’Italie répond à une logique différente. Les attaches personnelles y sont 2,6 fois plus souvent citées qu’en Espagne parmi les motivations des acheteurs étudiés. Les origines familiales, l’attachement à une région et la recherche d’un certain mode de vie peuvent ainsi peser davantage que la seule comparaison des prix immobiliers.
Cette diversité rend difficile l’établissement d’un budget unique pour une résidence secondaire en Italie comme en Espagne. Entre une destination continentale et des secteurs très recherchés, les écarts peuvent être considérables, selon les lois de l’immobilier.
Un achat qui dépasse la simple maison de vacances
Ces données montrent surtout que la résidence secondaire change progressivement de fonction. Pour certains Français, elle reste un lieu de vacances. Pour d’autres, elle devient une étape vers une nouvelle vie après la carrière professionnelle.
Le budget doit donc être examiné avec le projet à long terme : localisation, type de logement, accessibilité et perspectives d’installation. En Espagne, les exemples disponibles vont déjà d’environ 169 000 euros pour l’appartement médian recherché à Empuriabrava jusqu’à 790 000 euros aux Baléares. Une amplitude qui rappelle que partir vivre au soleil ne correspond pas nécessairement à acheter moins cher.








