Il devrait y avoir du nouveau dans le calcul du taux du crédit immobilier dès cet automne. Après une accalmie qui a beaucoup soulagé les ménages en leur permettant de retrouver une capacité d'emprunt plus favorable, le crédit immobilier devrait malheureusement connaître des taux moins avantageux à partir de cet automne.
Pour les futurs propriétaires concernés, il est nécessaire de savoir que ce sont les marchés obligataires, les décisions des banques centrales ainsi que le coût du refinancement des établissements financiers qui vont déterminer cette évolution des taux. Depuis le début de l’année, l’environnement était plus respirable pour les emprunteurs. Mais la situation semble s’inverser, cela semble en effet aller vers un mouvement intense de hausse des taux comparable à ceux de 2022 et 2024.
Pour relancer la demande, les banques ont progressivement ajusté leurs barèmes. Les spécialistes invitent à la prudence, vu les perspectives pour la fin de l’année. Ils considèrent que les taux du crédit immobilier pourrait connaître une nouvelle tension si l’on constate une dégradation des conditions financières internationales ou si les investisseurs exigent plus de l’Etat en matière d’obligations.
Les marchés obligataires derrière l’évolution des taux immobiliers ?
Le niveau des taux du crédit immobilier dépend largement des obligations assimilables du Trésor français à 10 ans, souvent utilisées comme référence par les acteurs financiers. Lorsque le rendement de cette dette augmente, les banques voient généralement leur coût de financement progresser et répercutent une partie de cette hausse sur les nouveaux crédits.
Les prévisions évoquées pour l’automne 2026 reposent notamment sur une possible remontée des taux obligataires. Une hausse même limitée peut avoir un effet visible sur les crédits immobiliers, car les banques ajustent leurs grilles tarifaires en fonction de leurs marges et du contexte économique.
Après avoir atteint des niveaux proches de 4 % sur certains crédits immobiliers en 2024, les taux moyens avaient commencé à refluer. Selon les profils des emprunteurs et la durée des prêts, les conditions proposées en 2026 restent variables, avec des écarts importants entre les meilleurs dossiers et les profils présentant davantage de risques.
Pour les particuliers, quelques dixièmes de point peuvent modifier le coût total d’un crédit immobilier. Sur un emprunt de 250 000 euros sur 20 ans, une hausse de 0,30 point du taux peut représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires sur la durée du crédit.
Les banques risquent de relever leurs barèmes à la rentrée
Les établissements bancaires surveillent plusieurs indicateurs avant de modifier leurs offres. Le niveau des taux directeurs de la Banque centrale européenne, l’inflation et les tensions sur les marchés financiers font partie des éléments suivis.
Une reprise de l’inflation ou une remontée durable des rendements obligataires pourrait pousser les banques à augmenter leurs taux de crédit. Les établissements doivent aussi préserver leurs marges dans un secteur où la concurrence reste forte pour attirer les emprunteurs.
Cette éventuelle hausse ne signifie pas forcément un retour aux niveaux les plus élevés observés après 2022. Les professionnels du crédit anticipent plutôt un ajustement progressif si les conditions économiques évoluent dans ce sens.
Le calendrier devra donc pris en compte par les acheteurs qui ont un projet immobilier. Attendre plusieurs mois dans l’espoir d’une baisse supplémentaire comporte un risque si les taux repartent effectivement à la hausse.
La variation des taux du crédit immobilier n’est qu’un élément parmi d’autres dans un projet immobilier. Le prix du logement, l’apport personnel, la durée du prêt et la situation financière du foyer restent déterminants. Un emprunteur disposant d’un dossier solide pourra encore négocier de meilleures conditions auprès des banques. À l’inverse, les ménages avec une capacité d’endettement limitée pourraient être davantage pénalisés par une remontée des taux, même modérée.








