Taxe d’habitation : ces 1 666 communes où la taxe augmente cette année

En 2026, de nombreuses communes augmentent la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour lutter contre la tension immobilière.

Publié le
Lecture : 2 min
Taxe d’habitation
Taxe d’habitation : ces 1 666 communes où la taxe augmente cette année. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Pour les propriétaires de résidences secondaires, la facture fiscale risque d’être plus importante dans de nombreuses communes en 2026. Face aux tensions sur le logement, de plus en plus de municipalités choisissent d’appliquer une majoration de la taxe d’habitation sur les logements qui sont encore soumis à cet impôt.

Selon les données publiées par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) en juillet 2026, 1 666 communes ont décidé de faire appel à ce dispositif fiscal pour booster leurs recettes. Au total, cela représente 45,2 % des 3 689 communes éligibles. Cette majoration concerne uniquement les logements meublés occupés comme résidences secondaires, elle ne s’applique donc pas aux habitations principales. 

Pour ce qui est du taux de cette hausse, celui-ci peut aller de 5 % à 60 %. En moyenne, la majoration atteint 41,8 % au niveau national en 2026. Pour de nombreux propriétaires, cette évolution représente ainsi une dépense supplémentaire à intégrer dans le budget consacré à leur logement secondaire.

Une hausse fiscale pour répondre à la crise du logement

La majoration de taxe d’habitation sur les résidences secondaires est devenue un outil régulièrement utilisé par les élus locaux. Dans les territoires touristiques ou les zones où les habitants rencontrent des difficultés pour se loger, les municipalités cherchent à limiter le nombre de logements peu occupés. Parmi les 1 666 communes ayant adopté cette surtaxe en 2026, 688 communes, soit 41,3 %, ont choisi d’appliquer directement le taux maximum de 60 %.

Avec cette mesure, les communes peuvent booster leurs recettes fiscales tout en encourageant les propriétaires concernés à louer leurs logements pour booster le marché locatif. Il est utile de préciser que le dispositif est encadré par le Code général des impôts, ce sont les conseils municipaux qui doivent voter la mise en place de cette majoration. La progression du nombre de communes utilisant cette possibilité fiscale montre que la question des résidences secondaires prend une place importante dans les politiques locales.  

La Bretagne concentre les plus fortes hausses de la taxe d’habitation

Les territoires littoraux et touristiques sont les zones où la surtaxe est la plus importante. Dans le détail, c’est la Bretagne qui arrive largement en tête de ce classement. Dans cette région, 84,6 % des communes éligibles appliquent une majoration sur les résidences secondaires. Le taux moyen atteint 50 %, ce qui en fait le niveau régional le plus élevé. La Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire sont également très concernés.

Respectivement, 67,9 % et 65,1 % des communes éligibles ont choisi cette hausse, avec des taux moyens proches de 49 %. Le sud-est de la France reste aussi fortement touché. Les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes regroupent une part importante des communes ayant mis en place cette surtaxe. À l’inverse, certaines régions l’utilisent moins largement. Dans le Grand Est, 29,6 % des communes éligibles ont adopté la mesure. Dans les Hauts-de-France, le taux atteint 28,2 %.

Laisser un commentaire

Partages