Revenu d’intégration : ce que les bénéficiaires devront désormais accepter pour continuer à le percevoir

Un accompagnement devient obligatoire pour certains bénéficiaires du revenu d’intégration, avec un suivi adapté à leur situation personnelle.

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Revenu d’intégration
Revenu d’intégration : ce que les bénéficiaires devront désormais accepter pour continuer à le percevoir. Crédit : Belga | Econostrum.info - Belgique

Le gouvernement fédéral modifie les conditions d’accès au revenu d’intégration. Les bénéficiaires confrontés à une dépendance devront désormais suivre un accompagnement structuré pour continuer à percevoir cette aide.

Le Conseil des ministres a validé une proposition portée par la ministre de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Le principe est clair : toute personne sollicitant un revenu d’intégration et présentant une problématique d’assuétude devra s’engager dans un parcours d’accompagnement.

Pour la ministre, cette évolution s’inscrit dans une logique de responsabilisation. « Le revenu d’intégration est destiné à soutenir les personnes en difficulté, et non à financer une dépendance aux frais de la société », précise-t-elle. L’accès à l’aide reste possible, à condition d’accepter un suivi adapté.

Un rôle central pour les CPAS

La mise en œuvre de cette mesure repose en grande partie sur les CPAS. En pratique, la détection d’une dépendance ne reposera pas uniquement sur une déclaration spontanée. En cas de suspicion, les services sociaux pourront orienter la personne vers un médecin afin d’établir un diagnostic.

Si une dépendance est confirmée, un accompagnement sera intégré dans le projet individualisé d’intégration sociale (PIIS). Ce parcours sera personnalisé et devra être respecté par le bénéficiaire pour obtenir ou conserver son allocation. Ce mécanisme introduit une étape supplémentaire dans l’évaluation des dossiers, avec une articulation plus étroite entre le social et le médical.

Le revenu d’intégration conditionné à un engagement

Comme l’explique l’Avenir, le dispositif ne conditionne pas l’aide à une guérison complète. La ministre insiste sur ce point : l’objectif n’est pas d’imposer un résultat, mais d’obtenir un engagement réel dans une démarche d’accompagnement. La dépendance est présentée comme une problématique complexe, qui nécessite un suivi dans la durée.

Sans encadrement, les personnes concernées risquent de rester dans une situation précaire, sans perspective d’évolution. Les bénéficiaires devront donc signer et respecter un parcours défini avec les services sociaux. Le non-respect de cet engagement pourrait avoir des conséquences sur le maintien du revenu d’intégration.

Une logique étendue à d’autres situations

Au-delà des problématiques de dépendance, cette approche s’inscrit dans une volonté plus large d’accompagnement individualisé. D’autres situations pourront faire l’objet d’un suivi spécifique. Par exemple, les personnes confrontées à des difficultés financières pourront être orientées vers des dispositifs de gestion budgétaire.

L’objectif consiste à adapter l’aide aux besoins concrets des bénéficiaires, en intégrant des actions ciblées dans leur parcours.

Une réforme qui redéfinit l’accompagnement social

Avec cette mesure, le revenu d’intégration évolue vers un modèle davantage centré sur le suivi et l’accompagnement. L’aide financière reste un soutien, mais elle s’inscrit désormais dans un cadre plus structuré. Cette orientation traduit une volonté de renforcer l’implication des bénéficiaires dans leur propre parcours, tout en mobilisant davantage les acteurs sociaux et médicaux autour de situations jugées sensibles.

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