Le prix du diesel en Belgique diminue dès le 7 mars 2025, offrant un soulagement temporaire aux automobilistes. Le diesel B7 passe à 1,732 euro le litre, tandis que le diesel B10 atteint 1,731 euro, soit une baisse de 5,3 centimes pour les deux carburants.
Cette réduction intervient dans un contexte marqué par des coûts énergétiques élevés et une instabilité des prix du pétrole. Malgré cette bonne nouvelle, la question de la durabilité de cette baisse reste en suspens.
Une baisse liée à la fluctuation des cours du pétrole
La diminution du prix du diesel est principalement attribuée à la baisse des cours du brut sur les marchés internationaux. Le prix du baril de Brent, référence pour l’Europe, oscille actuellement autour de 82 dollars, après avoir dépassé les 90 dollars en janvier 2024. Cette correction s’explique par plusieurs facteurs :
- L’augmentation de la production pétrolière : certains pays producteurs, comme les États-Unis, ont augmenté leur extraction, contribuant à l’offre globale.
- Les ajustements de l’OPEP+ : bien que le cartel maintienne une politique de restriction pour stabiliser les prix, certains pays membres ont décidé d’assouplir leurs quotas.
- Une demande plus faible en raison d’une consommation en recul dans certains pays européens et asiatiques.
En Belgique, le gouvernement applique une régulation des prix des carburants, fixant un plafond pour éviter des variations trop brusques. C’est l’Administration de l’Énergie -le SPF Économie – qui ajuste ces prix en fonction de l’évolution des cotations internationales. La récente baisse de 5,3 centimes s’explique donc directement par la tendance observée sur le marché pétrolier mondial.
Un impact limité pour les consommateurs et les entreprises
Pour un automobiliste moyen parcourant 15 000 kilomètres par an avec une consommation de 5,5 litres aux 100 km, cette baisse représente une économie annuelle d’environ 41 euros. Un plein de 50 litres coûte désormais 86,60 euros, soit 2,65 euros de moins qu’avant la baisse.
Les transporteurs routiers, qui achètent du carburant en grandes quantités, bénéficient aussi de ce recul, mais l’impact reste limité. En raison de la volatilité des prix et des hausses successives des coûts d’exploitation, peu d’entreprises répercuteront cette baisse sur leurs tarifs.
Par ailleurs, les taxes jouent un rôle clé dans la fixation du prix final du diesel en Belgique. Accises et TVA représentent environ 50 % du prix payé à la pompe. Même en cas de nouvelle baisse des cours du pétrole, la pression fiscale risque de limiter toute diminution durable des prix.








