ING supprime 400 emplois malgré des bénéfices en hausse : que risquent les employés en Belgique ?

ING annonce une réduction de ses effectifs malgré des résultats financiers en hausse. Une décision qui soulève des questions sur l’avenir des salariés.

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ING supprime 400 emplois malgré des bénéfices en hausse : que risquent les employés en Belgique ? Crédit : Adobe Stock | Econostrum.info - Belgique

ING annonce une nouvelle réduction de ses effectifs alors que ses résultats financiers progressent. Cette décision du groupe bancaire néerlandais suscite des interrogations sur l’avenir de certains salariés, notamment en Belgique. 

Le groupe bancaire néerlandais ING a annoncé, jeudi 29 octobre 2026, la suppression de 400 postes dans sa division banque d’affaires à l’échelle mondiale. Cette décision a été communiquée lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre. L’établissement emploie plus de 60 000 personnes dans le monde, dont environ 6 000 en Belgique. Parmi les salariés belges, près de 1 000 travaillent dans la banque d’affaires, l’activité directement concernée par cette restructuration.

Selon la direction, les conséquences pour la Belgique devraient rester limitées. Bien moins de 1 % des effectifs belges seraient concernés, soit moins de 60 personnes si cette proportion est rapportée à l’ensemble des salariés locaux. ING n’a pas communiqué de répartition précise des postes supprimés par pays. La banque indique vouloir privilégier la mobilité interne lorsque cela sera possible. Cette orientation pourrait conduire certains collaborateurs à rejoindre d’autres services du groupe plutôt qu’à quitter l’entreprise.

Il reste donc nécessaire de distinguer les suppressions de postes annoncées des licenciements éventuels. Le nombre de départs contraints en Belgique n’est pas connu à ce stade, et les modalités de la restructuration doivent encore être précisées.

Bénéfices d’ING : près de 1,9 milliard d’euros gagnés au troisième trimestre

Cette réduction des effectifs intervient alors qu’ING affiche des résultats financiers en progression. Au troisième trimestre 2026, le groupe a enregistré un bénéfice de près de 1,9 milliard d’euros, contre un peu moins de 1,8 milliard d’euros un an auparavant. Ses revenus d’intérêts ont augmenté de 15 % sur un an, rapporte la RTBF. La banque bénéficie notamment d’un environnement marqué par des taux d’intérêt élevés, qui se répercutent sur les revenus tirés des crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Dans le même temps, la rémunération de l’épargne n’a pas progressé dans les mêmes proportions. Aux Pays-Bas, ING n’a notamment plus relevé ses taux d’épargne de base depuis avril 2025, selon les informations communiquées. Cette situation s’inscrit dans le contexte de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). L’institution a relevé ses taux directeurs à deux reprises en 2026, dont une nouvelle fois en septembre, pour répondre aux tensions inflationnistes liées notamment à la guerre au Moyen-Orient.

Le directeur général d’ING a qualifié le trimestre de « solide », malgré les incertitudes géopolitiques et les difficultés pesant sur la confiance des consommateurs et des entreprises. Pour les salariés, la question porte désormais sur les conditions concrètes de la restructuration. La progression des bénéfices ne remet pas en cause l’annonce des suppressions de postes, tandis que les possibilités de reclassement devront se traduire dans les faits.

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