La Belgique, composée de 565 communes, présente une grande variété de tailles et de populations. Tandis que des villes comme Anvers, Gand ou Charleroi comptent plusieurs centaines de milliers d’habitants, d’autres localités se caractérisent par une population très réduite.
Certaines communes, comme Herstappe, sont tellement petites qu’elles défient les modèles traditionnels de gestion locale et de gouvernance. Parmi ces dernières, Herstappe, un petit village du Limbourg, se distingue comme la commune la moins peuplée de Belgique, avec seulement 76 habitants.
Une commune de seulement 76 habitants
Herstappe, située dans le sud du Limbourg, à la frontière de la province de Liège, est la commune belge qui attire l’attention en raison de son très faible nombre d’habitants. Cette petite localité couvre une superficie de 1,3 kilomètre carré, ce qui en fait l’une des plus petites communes du pays, derrière des communes comme Koekelberg et Saint-Josse-ten-Noode, situées en région bruxelloise.
Bien qu’elle soit classée parmi les communes belges, Herstappe est composée d’un unique village. Cette spécificité en fait un cas particulier parmi les petites communes du pays, souvent éclipsées par les grandes agglomérations. L’isolement de cette commune et la rareté de ses habitants soulignent les défis auxquels sont confrontées certaines localités rurales de Belgique.
La gouvernance d’Herstappe est elle aussi atypique. La bourgmestre, Marlutje Jackers, n’a pas été élue lors des dernières élections communales, indique Moustique. En effet, dans ce village où les électeurs sont peu nombreux, la liste qui se présentait aux élections a obtenu un mandat d’office, ce qui est une situation peu courante dans le paysage politique belge. Ce modèle de gouvernance reflète la réalité de ces petites communes où les élections ne mobilisent qu’une poignée de citoyens.
Le déclin démographique des petites communes
Le cas d’Herstappe est symptomatique d’une tendance plus large qui touche les petites communes rurales en Belgique : le déclin démographique. Les habitants des zones rurales migrent souvent vers des villes plus grandes à la recherche de meilleures opportunités professionnelles et de conditions de vie plus attrayantes. Ce phénomène d’exode rural, renforcé par la mécanisation de l’agriculture et la centralisation des services dans les grandes villes, contribue à la diminution de la population dans ces petites localités.
À l’échelle de la Belgique, ce déclin n’est pas sans conséquence pour les communes concernées. Herstappe, par exemple, se trouve confrontée à la réduction des services de proximité et à un manque d’infrastructures pour attirer de nouveaux résidents. Ce phénomène affecte aussi bien les grandes métropoles que les petites communes rurales, mais dans ces dernières, la situation est souvent exacerbée par l’isolement et la distance avec les centres urbains.
Des communes belges aux caractères divers
Si Herstappe est la commune la moins peuplée, elle n’est pas la seule à afficher des particularités démographiques et géographiques. Certaines communes belges ont des histoires ou des caractéristiques qui font leur renommée. Durbuy, également située en province de Luxembourg, est connue sous le surnom de « plus petite ville du monde ». Toutefois, ce titre n’est plus valable aujourd’hui, car la commune s’étend désormais sur 156 kilomètres carrés. À l’inverse, Charleroi est souvent considérée comme la « plus moche du monde », un surnom qui, bien que négatif, montre à quel point les communes belges peuvent acquérir des réputations bien distinctes les unes des autres.
Enfin, les récentes fusions de communes, comme celle entre Bastogne et Bertogne en décembre 2024, font également partie de l’évolution démographique et administrative du pays. Ces fusions ont pour but de renforcer la gestion locale et d’améliorer l’efficacité des services publics dans des zones où la population est en déclin.








