En Belgique comme dans plusieurs pays du monde, les drones pourraient bientôt changer la manière dont certains colis et marchandises sont livrées. Chez nous, nombreuses sont les entreprises qui multiplient les tests pour révolutionner le monde de la livraison en Belgique.
Aux États-Unis, en Chine ou encore au Rwanda, les drones ne sont plus seulement utilisés pour des essais technologiques. En effet, ces petits bijoux transportent désormais des repas, des courses, des produits médicaux ou encore des petits colis. En Belgique, le développement reste à un stade moins avancé, et ce, à cause des règles qui encadrent l’utilisation de l’espace aérien. Pourtant, le potentiel attire de nombreuses entreprises.
Pour cause, le drone répond à une problématique bien connue des transporteurs, il s’agit de la dernière étape de livraison entre l’entrepôt et le destinataire. Aux États-Unis, la start-up irlandaise Manna a déjà lancé des livraisons par drone à Tulsa, dans l’Oklahoma. Les habitants peuvent recevoir des pizzas, du café ou des courses directement chez eux. «La livraison est effectuée en trois minutes, là où, en camionnette, un livreur met parfois près de 40 minutes,» rapporte la Libre.
De son côté, Walmart a annoncé avoir dépassé le million de colis livrés par drone dans quatre États américains. Amazon, avec son service Prime Air, souhaite également développer son réseau et viser près de 500 villes et communes américaines.
La Belgique teste déjà plusieurs usages pour les drones
La Belgique dispose de plusieurs projets dans ce domaine. Le port d’Anvers est notamment considéré comme un site intéressant pour expérimenter ces nouvelles solutions grâce à son activité logistique. Sur cette zone qui représente près de 20 000 terrains de football, les drones sont déjà utilisés pour des missions de surveillance.
La société belge A Drone Logistics Company (ADLC) transporte aussi quotidiennement de petits objets dans le ciel, notamment des échantillons liés aux activités pétrochimiques. En mars, l’entreprise a lancé un hub de drones reliant le port au centre d’Anvers. La start-up Drone Future travaille de son côté sur un projet de livraison entre Malines et Technopolis, avec un trajet de plus d’un kilomètre.
Le concept développé par Drone Future ne repose pas sur un dépôt du colis devant les maisons. L’entreprise souhaite utiliser des boîtes intelligentes installées près des gares, des centres commerciaux ou dans des immeubles afin de sécuriser la réception des marchandises. « Ce sont des endroits très fréquentés où les gens peuvent ensuite venir chercher leur marchandise de manière sécurisée. Mais on peut aussi très bien installer ces boîtes dans un immeuble, par exemple. »
Le secteur médical accélère aussi les projets
Avant les colis destinés au grand public, les drones progressent déjà dans le domaine médical. La société anversoise Helicus développe des solutions de transport automatisé pour les hôpitaux. En 2024, l’entreprise a lancé un projet avec l’hôpital Jan Yperman d’Ypres pour transporter des échantillons sanguins entre plusieurs sites médicaux. Le CHU de Liège travaille également avec Helicus sur un projet reliant les sites de Sart-Tilman et Notre-Dame des Bruyères.
L’objectif concerne le transport de poches de sang, de prélèvements biologiques, de médicaments urgents ou de petit matériel médical. Le trajet routier entre ces deux sites prend environ 20 minutes, contre environ 3 minutes en drone.








