Depuis le 8 mai, une modification discrète mais significative affecte la manière dont les automobilistes belges sont convoqués au contrôle technique. Cette évolution, mise en place sans campagne de communication visible, est pourtant déjà en application pour une partie de la population.
Elle repose sur l’utilisation de l’eBox, une plateforme numérique officielle de plus en plus utilisée par les services publics. Ce changement illustre la volonté d’accélérer la digitalisation administrative dans le domaine de la sécurité routière.
L’eBox devient un canal officiel de convocation
La nouveauté principale concerne l’ajout de l’eBox Citoyen comme mode de convocation au contrôle technique. Ce canal numérique permet à Autosécurité, l’un des réseaux wallons de contrôle, d’envoyer les invitations directement dans la boîte électronique sécurisée des conducteurs. Jusqu’à présent, les convocations étaient adressées principalement par courrier postal, complétées parfois par e-mail ou SMS. Depuis le 8 mai, tout usager disposant d’une eBox peut recevoir son avis de passage par ce biais, sans qu’aucune action préalable ne soit nécessaire, rapporte Sudinfo.
Il suffit désormais de consulter sa boîte eBox, d’ouvrir le message d’Autosécurité et de prendre rendez-vous en ligne ou par téléphone dans le centre de son choix. Cette démarche s’inscrit dans un objectif de simplification administrative et de réduction de l’utilisation du papier. À travers cette mesure, le secteur du contrôle technique emboîte le pas à d’autres services publics belges qui utilisent déjà cette plateforme pour envoyer des documents fiscaux ou judiciaires.
Cette évolution ne change ni la fréquence ni les critères du contrôle technique. Elle n’a pas non plus d’impact sur la procédure elle-même. Ce qui évolue, c’est uniquement la manière dont l’information est transmise à l’usager. Cette digitalisation, bien qu’utile, est passée largement inaperçue auprès des conducteurs, en raison de l’absence de communication large sur ce changement.
Une généralisation progressive amorcée dès 2023
Le réseau AIBV, qui gère également des centres d’inspection en Wallonie, utilise l’eBox depuis mai 2023. Pour accompagner la transition, l’organisme envoie encore les convocations à la fois par la poste et par voie électronique. Mais à terme, cette double transmission pourrait disparaître. « L’objectif est de ne plus utiliser le courrier papier à partir du moment où nous recevons une notification que la personne a consulté sa convocation électronique », précise Aurélie Goutier, porte-parole de l’AIBV.
Ce glissement vers une convocation uniquement numérique n’est pas encore en place, mais il représente la prochaine étape d’un processus de modernisation plus large. En se basant sur les notifications de lecture dans l’eBox, les opérateurs pourront vérifier que l’information a bien été reçue, limitant ainsi les contentieux ou les absences au rendez-vous pour cause de non-réception. Ce système renforce donc aussi la traçabilité des échanges entre l’administration et les citoyens.
Cette généralisation de la convocation numérique pourrait également engendrer une réduction des coûts logistiques pour les réseaux de contrôle technique. Moins de papier, moins d’envois postaux, moins d’erreurs de distribution : autant de leviers pour améliorer l’efficience du service. Mais pour être pleinement efficace, ce changement suppose que les citoyens consultent régulièrement leur eBox, ce qui n’est pas encore une habitude bien ancrée dans toutes les catégories de la population.








