Contrôle technique : la Wallonie acte un changement pour endiguer l’afflux des Bruxellois et Flamands

La Wallonie se trouve face à un défi logistique important, où un afflux massif d’automobilistes des autres régions vient aggraver les délais d’attente dans ses centres de contrôle technique.

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Contrôle Automobile
Contrôle technique en Wallonie : la région entreprend des actions concrètes pour endiguer l’afflux d’automobilistes bruxellois et flamands : Crédit : Canva l Econostrum.info-belgique | Econostrum.info - Belgique

Depuis quelques mois, les centres de contrôle technique de Wallonie connaissent une pression sans précédent. En raison de divergences dans l’application des normes entre les régions du pays, un nombre croissant d’automobilistes bruxellois et flamands se rendent dans les stations wallonnes pour faire passer leur véhicule au contrôle technique. 

Ce phénomène, loin d’être anecdotique, a des conséquences directes sur les délais et la qualité du service, un problème auquel la Wallonie entend répondre. François Desquesnes, ministre wallon de la Mobilité, a récemment pris l’initiative de demander à ses services de trouver des solutions concrètes pour limiter cet afflux et rétablir un équilibre dans la demande.

Un afflux inattendu d’automobilistes non-wallons

Le contrôle technique est une procédure régionalisée en Belgique, chaque région étant libre d’appliquer ses propres règles. Toutefois, ce système offre une certaine flexibilité aux automobilistes, qui peuvent choisir de faire passer leur véhicule dans la région de leur choix. Ainsi, bien que les trois régions aient décidé, en juillet 2022, d’introduire un contrôle des émissions plus strict pour les véhicules diesel, les modalités de ce test varient. En Wallonie, le test des émissions n’est obligatoire que pour les véhicules à partir de la norme Euro 5b, c’est-à-dire pour ceux immatriculés après le 1er janvier 2013. En revanche, à Bruxelles et en Flandre, ce test est appliqué également aux véhicules Euro 5a, immatriculés avant cette date.

Cette différence dans l’interprétation des règles entre les régions a provoqué un afflux massif d’automobilistes venant de Bruxelles et de Flandre. Ces véhicules, qui ne répondent pas aux normes de contrôle dans leurs régions respectives, sont accueillis dans les centres wallons, où les critères sont moins stricts. Certaines stations de contrôle situées près des frontières régionales ont vu leur fréquentation augmenter de manière spectaculaire, dépassant parfois les 25 % de clients non-wallons.

Cette situation a des répercussions directes sur le fonctionnement des centres de contrôle technique en Wallonie. En effet, l’afflux de véhicules provenant d’autres régions met une pression énorme sur les services disponibles, allongeant ainsi les délais d’attente pour tous les automobilistes, qu’ils soient wallons ou non. Cette situation engendre des désagréments pour la population locale, qui subit également les conséquences de l’augmentation des délais.

Une réponse politique pour limiter l’impact

Face à cette situation préoccupante, le ministre de la Mobilité en Wallonie, François Desquesnes, a décidé de prendre des mesures pour limiter l’impact de cette situation. D’après Sudinfo, ce dernier a demandé à son administration de produire des propositions concrètes pour endiguer l’afflux d’automobilistes non-wallons, tout en respectant les cadres légaux. L’objectif est de trouver un équilibre entre le respect de la libre circulation des citoyens à travers les régions et la préservation de la qualité des services offerts par les centres de contrôle en Wallonie.

Des propositions sont actuellement en cours d’élaboration pour réguler ce phénomène. Parmi les solutions envisagées, certaines pourraient inclure la mise en place de critères de priorité pour les automobilistes wallons, ou la limitation de la capacité d’accueil des stations de contrôle dans certaines zones où l’afflux est le plus important. Ces mesures devront toutefois respecter les principes de non-discrimination entre les citoyens des différentes régions.

Le ministre Desquesnes a également évoqué la question lors de la dernière commission parlementaire, soulignant l’importance de trouver une solution rapide. Il a précisé que ce sujet serait également porté à l’ordre du jour de la prochaine Commission Interministérielle (CIM) Mobilité, afin de coordonner une action à l’échelle nationale. L’objectif est de créer une harmonisation des pratiques entre les régions pour éviter de nouveaux déséquilibres dans les prochains mois.

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