Chômage : combien d’exclus belges ont réussi à retrouver un travail ?

Près d’un exclu du chômage sur dix a retrouvé un emploi en Belgique, selon l’Onem, avec des résultats variables selon les régions.

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Chômage : combien d’exclus belges ont réussi à retrouver un travail ?. Crédit : ONEM | Econostrum.info - Belgique

Une analyse de l’Onem révèle qu’une partie des personnes récemment exclues du chômage a réussi à réintégrer le marché du travail. Selon ces données, près d’un exclu sur dix a retrouvé une activité professionnelle, que ce soit comme salarié ou comme indépendant.

Les chiffres montrent des différences selon les périodes d’exclusion. En janvier, près de 9.000 personnes ayant bénéficié d’allocations chômage depuis plus de vingt ans ont vu leurs droits s’arrêter. En mars, une deuxième vague a concerné environ 36.500 demandeurs d’emploi inscrits depuis plus de huit ans. C’est dans ce groupe que les retours à l’emploi ont été les plus nombreux.

Un taux de retour à l’emploi proche de 10 %

Parmi les personnes concernées en mars, environ 10,2 % ont retrouvé un emploi, soit près de 3.742 individus. Ce taux est nettement supérieur à celui observé lors de la première vague de janvier, où environ 5,8 % des personnes exclues avaient retrouvé un travail. Au total, sur les deux périodes étudiées, environ 4.260 personnes ont retrouvé une activité professionnelle, ce qui représente un taux global proche de 9,35 %.

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Crédit : Econostrum

Des écarts régionaux importants

L’analyse met également en évidence des différences selon les régions. À Bruxelles, le taux de retour à l’emploi est le plus faible, autour de 8,5 %. La Wallonie affiche un niveau légèrement supérieur avec 10,7 %, tandis que la Flandre obtient les meilleurs résultats avec près de 11,8 % de réinsertion. Ces écarts reflètent des dynamiques économiques et du marché du travail différentes selon les régions du pays.

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Crédit : Econostrum

Une tendance concernant la sortie du chômage attendue par les autorités

Selon l’Onem, ces résultats vont dans le sens des projections du gouvernement, qui s’appuie sur ce que certains responsables appellent « l’hypothèse des trois tiers » : une partie des personnes exclues retrouve un emploi, une autre se réoriente vers d’autres dispositifs, tandis qu’un dernier tiers reste sans solution immédiate.

Les autorités estiment que les prochaines vagues d’exclusion pourraient renforcer cette dynamique de réinsertion progressive, à mesure que les ajustements du marché du travail se poursuivent. Cette évolution intervient dans un contexte où les réformes du chômage suscitent des débats sur leurs effets sociaux et économiques.

Si une partie des exclus retrouve un emploi, une autre reste durablement éloignée du marché du travail, ce qui continue d’alimenter les discussions sur l’efficacité des mesures mises en place.

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