Tout ce qui change pour les Belges dès ce 1er juin

Le 1er juin verra donc l’entrée en vigueur de mesures concrètes reflétant à la fois une orientation environnementale à Bruxelles et une transformation numérique en Flandre.

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Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le 1er juin 2025 marquera une date importante pour les citoyens belges, avec l’entrée en vigueur de plusieurs réformes concrètes dans leur quotidien. À Bruxelles, l’installation de nouvelles chaudières au mazout deviendra interdite, même en cas de remplacement d’un système existant. 

En Flandre, les titres-services papier vont progressivement disparaître au profit d’une version entièrement numérique. Ces mesures reflètent à la fois une volonté d’accélérer la transition énergétique et d’optimiser les outils administratifs destinés aux particuliers.

Interdiction totale des chaudières au mazout en Région bruxelloise

À partir du 1er juin, plus aucune nouvelle chaudière alimentée au mazout ne pourra être installée à Bruxelles, et ce dans tous les types de bâtiments : habitations privées, copropriétés collectives ou locaux d’entreprises. Cette décision s’applique également aux remplacements d’installations existantes. Seules des dérogations techniques sont prévues, dans les cas où aucune autre solution de chauffage n’est envisageable dans le bâtiment concerné, selon Le Vif.

Actuellement, entre 5 et 7 % des chaudières présentes dans la capitale fonctionnent encore au mazout. Ce parc est jugé très ancien, avec une moyenne d’âge de plus de 25 ans, selon les données fournies par Bruxelles Environnement. L’organisme insiste sur les nuisances environnementales de cette technologie, notamment les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) et de particules fines, qui contribuent significativement à la pollution de l’air et aux émissions de gaz à effet de serre.

Cette interdiction s’appuie sur le CoBrAce (code bruxellois de l’air, du climat et de la maîtrise de l’énergie), un dispositif législatif adopté en 2021. Elle s’intègre également dans le programme européen RePower EU, qui encourage les États membres à réduire leur dépendance aux combustibles fossiles et à accélérer l’adoption d’énergies renouvelables.

Le contexte local renforce la pertinence de la mesure : à Bruxelles, le secteur du bâtiment représente à lui seul plus de 50 % de la consommation énergétique de la Région. Il s’agit également du premier émetteur de gaz à effet de serre, devant le trafic routier. En agissant sur le chauffage domestique, la Région bruxelloise espère amorcer une transformation structurelle du paysage énergétique urbain.

Les chaudières existantes pourront continuer à fonctionner tant qu’elles sont opérationnelles, mais leur remplacement futur devra obligatoirement se faire avec une technologie plus propre. Le gouvernement régional compte sur cette dynamique pour accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier et orienter les ménages vers des solutions telles que les pompes à chaleur ou le raccordement à des réseaux de chaleur.

Passage au numérique pour les titres-services en Flandre

Toujours à compter du 1er juin, la Région flamande mettra fin à l’émission des titres-services papier, au profit d’un système entièrement électronique. Ce changement concerne exclusivement la Flandre, puisque les autres Régions – Bruxelles et la Wallonie – maintiennent pour l’instant l’usage des titres papier.

Les utilisateurs concernés par la réforme recevront une lettre explicative détaillant les modalités de commande et d’utilisation des titres électroniques, avec un accompagnement prévu via des lignes d’assistance. Les titres papier déjà achetés resteront valables jusqu’à un an après leur date de commande.

D’après les chiffres de Pluxee, l’émetteur de titres-services, seuls 9 % des clients utilisent encore les chèques papier en Flandre, contre 91 % qui ont déjà adopté la version numérique. Cette transition s’inscrit donc dans une logique de modernisation progressive, visant à fluidifier l’administration et à réduire les risques de perte ou d’erreur pour les utilisateurs.

Les aides ménagères, principales bénéficiaires du système, y trouvent également un gain pratique. Elles n’auront plus à remplir manuellement les chèques ni à gérer leur collecte. Cette simplification du processus permet aussi une validation plus rapide des prestations et un suivi optimisé par les entreprises de titres-services.

Malgré cette évolution en Flandre, la version papier reste disponible dans les deux autres Régions du pays. Aucune suppression n’est prévue pour l’instant à Bruxelles ni en Wallonie, où les autorités préfèrent maintenir une double option, notamment pour répondre aux besoins des usagers moins à l’aise avec les outils numériques.

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