À compter du 1er juin 2025, Bruxelles tournera une page en matière de chauffage résidentiel et professionnel. L’installation de nouvelles chaudières au mazout sera interdite sur l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale, y compris en cas de remplacement.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du Code Bruxellois de l’Air, du Climat et de la maîtrise de l’Énergie, qui vise à réduire les émissions polluantes. Ce virage réglementaire concerne aussi bien les habitations privées que les copropriétés et les entreprises.
Fin du mazout : une décision réglementaire pour freiner les émissions
L’interdiction des chaudières au mazout vise un combustible considéré comme particulièrement polluant, émettant à la fois du dioxyde de carbone (CO2) et des particules fines. Actuellement, entre 5 et 7 % des chaudières à Bruxelles fonctionnent encore au mazout, avec un âge moyen supérieur à 25 ans, ce qui accroît leur inefficacité énergétique et leur impact environnemental, selon 7sur7.be. Cette mesure, appliquée sans distinction entre construction neuve et rénovation, interdit également le remplacement d’une ancienne chaudière au mazout par un modèle équivalent, même neuf.
Le texte prévoit toutefois des dérogations, uniquement dans les cas où il est techniquement impossible d’installer un autre type de chauffage, à condition que toutes les alternatives aient été dûment examinées. En parallèle, les chaudières existantes peuvent continuer à fonctionner, à condition de respecter un entretien régulier et un contrôle annuel PEB (Performance énergétique des bâtiments). Cette exigence vise à garantir que ces installations, bien que tolérées, ne deviennent pas une source majeure de pollution incontrôlée.
Bruxelles Environnement précise que cette politique s’inscrit dans un cadre plus large de transition énergétique et de rénovation du parc immobilier, soutenu par des primes et un encadrement spécifique destiné à accompagner les particuliers et les entreprises.
D’autres mesures en 2025 sur le chauffage au bois et au gaz
En parallèle de l’interdiction du mazout, Bruxelles revoit également ses standards concernant les autres modes de chauffage. Dès 2025, seuls les poêles et chaudières à bois conformes à la directive européenne sur l’écoconception pourront être installés. Cette norme impose un meilleur rendement énergétique et une réduction mesurée des émissions de particules nocives. Les appareils d’occasion sont désormais proscrits, renforçant ainsi l’exigence de qualité et de durabilité pour les nouveaux équipements.
Le gaz naturel n’est pas en reste. Depuis cette année, les propriétaires de chaudières ou chauffe-eaux au gaz dits « atmosphériques » (modèle B11BS), reliés à des cheminées collectives, doivent obligatoirement effectuer une analyse de faisabilité afin de préparer leur remplacement par des dispositifs plus performants. Pour mémoire, ces chaudières atmosphériques sont interdites sur des cheminées individuelles depuis 2019. La réglementation impose en outre à chaque propriétaire de disposer d’une liste des appareils raccordés à la cheminée commune, afin de mieux contrôler les installations collectives.
En outre, dans les projets immobiliers neufs ou assimilés, l’installation de chaudières au gaz naturel est également proscrite, sauf exception accordée sur demande. Cette règle vise à orienter dès aujourd’hui les nouvelles constructions vers des solutions plus durables, comme les pompes à chaleur ou le chauffage urbain, conformément aux objectifs climatiques de la région.








